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Johannes von Müller Briefe.
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A Mr. le Général de Schliejfen.
30 Mars 1782.
Jamais, mon G., je n’ai éprouvé de plusgrand combat en moi-même : quand je lis mesPapes *) , ih me semblent devoir intéresser, jene suis d'ailleurs qu’ historien, j’ai partoutsubstitué le prétérit au présent. De l’autrecôté je crains d’ètre confondu dans unecause, qui a l'opinion publique contre elle.D’un côté, je me ferois connoître, de l’autre,je crains que ce ne soit à mon désavantage.Tantôt je suis convaincu de la nécessité d'écrire,du moins une fois, une pièce du jour ; del’autre il me semble, que je dois toujours n’en-visager que Pavenir. II est beau de soutenirune grande cause et de changer, de modérer,s’il est possible, les idées du public sur un pa-reil sujet: il est encore plus beau de ne jamaisdéfendre que la cause d’humanité, et de dé-daigner l’agitation passagère des révolutionsparticulières, qui bientôt vont se confondredans le vaste amas de celles dont l’histoire n’estdéjà que trop chargée. En un mot, je ne saisce que je veux; dites le moi —
Vous avez raison d’ometlre l’endroit surRaynal, dont vous me parlez. Ce n’est paslorsqu’on a raison qu’il faut le faire sentir,le sien est digne de sa philosophie, et votredédain l’est de la vôtre.
Je vous renvoie l’almanac. II contient les
*) Die Reisen der Päpste..