286 Johannes von Müller Briefe.
et à vivre pourtant aussi, j’ai peu de tems àmoi. Quand j’aurois relu votre ouvrage, jevous écrirai derechef. Aimons nous bien ettoujours, c’est à quoi il en faut revenir, puis-que inème Epicure a senti in hoc vitae spalioamicitiae praesidium esse firmissimum. Adieu,saluez Madame de ma part, vive/, heureux etpas trop vite, c’est ce que je crains quelquefois en vous lisant en pensant à vos affaires.
P. 8. Raynal est en effet trop bavard pourun grand homme.
3e viens de lire â rassemblée de la sociétéun discours sur les moeurs de la ville deCynéthe, qui a quelque trait aux troubles deGenève.
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A Mr. N. . . .
1783.
Je demeure toujours dans mon sentiment:l’église court des grands risques ; cependantson danger, par rapport au temporel, n’estpas plus grand que du teins des anciens em-pereurs d’AUemagne, qui ont si souvent occupétout l’état ecclésiastique ct saccagé Rome : etquant au spirituel, il ne me paroìt pas qu’ilfalloit craindre davantage que sous les empe-reurs romains, qui ont fait périr vingt papesdu dernier supplice, et qui ont employé toutela force du pouvoir suprême absolu du plusgrand empire du monde pour détruire la foinaissante. On dira que les tems ont changés:mais si les ministres de la religion êtoient telscju’ils deuroient être, et s’ils étoient animés d’un