Johannes von Müller Briefe.
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génie, qu’il ine force à aimer meine le droifcivil. César avoit grande raison de dire, lelaurier de Cicéron est d’autant plus beau quetous les triomphes, qu’il l’est plus, d’avoirétendu les bornes du génie, que ceux de l'em-pire romain.
3e me suis fort amusé â Weimar et Gotha.Herder est un homme de génie si jamais il enfut. J’ai à me louer de la politesse de cesdeux cours; les ducs ont des bonnes connais-sances de diffèrent genre; il règne autour d euxune aisance aussi aimable que l’étiquette decertaine autre cour est ridicule. Je ne suispas de ceux qui apprennent á connoítre en troisjours le système politique d’un état, ainsi jene dirai rien plus de Gotha ni do Weimar.J’ai admiré l’ancienne amie de Voltaire, Madamede Buchwald, à laquelle quinze lustres ont laisséplus de feu que la plupart des hommes n’enont à l’âge de 50 ans. A Erfort, j’ai fait dansl’absence du gouverneur, la connaissance duPrésident, Baron de Daehcrœde, qui a untrès bon. esprit et une charmante fille. J’ai étédepuis membre de l’académie des sciences danscette ville. —
Vous avez vu le prospectus du journal pourles gens du monde *). On m’a prié d’y fairequelques articles ; je n’ai pas pu le refuser, etje n’ai pas cependant le teins (ni grand envie)de le faire. Je ne sais donc pas encore com-ment je m’cn tirerai. C’est qu'ayant reprismes leçons, ayant á faire l’histoire de monpays, à écrire beaucoup de lettres, à m’instruire,
! ) Bon den: Marquis Luchet.