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Johannes von Müller Briefe.
qu’il lui donnât ce qui lui scroit vraiment bon,lors même qu’il ne l’en prieroit pas, et d’écar-ter de lui les choses même qu’il souhaiteroit leplus d’obtenir, au cas qu’elles lui fussent réelle,ment nuisibles. II me semble que c’est à quoidevroient se borner nos voeux le jour de l’an,puisque malgré les progrès de l’esprit humainen toute autre chose, nous ne savons pas beau-coup mieux que les anciens ce qui nous con-vient. Je ne vous souhaite, Madame! que deuxchoses: que votre bonheur soit.toujours égalà votre mérité éminent, et (puisque c’est le_sortde tous les êtres stnis de n’être jamais parvenusau comble de la perfection) que vous ajoutiezencore aux vertus et aux lumières qui vous ontde tout tems distinguée. Je vous remerciemoins de vos bienfaits que de votre amitié quiseule leur donne un prix inestimable; j’ai con-tracté chez vous une dette que le cœur seul pourrapayer; pour cela il faut que vous viviez delongues années, il n’en faut pas moins pourque j’aie le terni de m’aquitter envers vous, etque"sera ce, si, comme je le prévois, cettedette va en augmentant! il ne me restera quela dernière ressource des débiteurs insolvables;je me donne à vous, je suis
Tout á vous
J. Müller.
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An Herrn Hvfrach Heyne in Göttingen.
Genf, den r» März m*.Was müssen Sie von mir denken, mein lieberHerr Hvfrath? wenn Sie sich erinnern, wie ver-