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même principe enfin que d’autres écrivains, trompespar l’opinion de ce grand homme, et, à ce qu’ils ont j
cru, par son exemple, ont poussé à des conséquences j
qu’il a désavouées lui-même : ils ont imaginé que la ;tragédie héroïque, les aventures des rois et des princes, <les grandes vicissitudes de la fortune, trop éloignées de ]nous et des dangers auxquels nous pouvons être !exposés, ne devaient nous toucher que médiocrement ;ils ont inventé la tragédie bourgeoise où tout homme ;peut aller reconnaître son ménage, ses entours, ce qui ilui est arrivé la veille, ce qui lui arrivera le lende-main, et frémir ainsi, pour son propre compte, despérils qu’on fait courir à des gens qui lui ressemblentsi fort. Si le principe était j uste, ces écrivains auraientraison; et si l’émotion qui nous bouleverse le plus est !le plus grand plaisir que puisse nous donner le spec- 'tacle, ils ont certainement trouvé, pour beaucoup degens, le seei’et de ce plaisir.
Mais il est une autre source de plaisir où doivent pui-ser les arts ; plaisir plus souhaitable parce qu’il estplus complet et plus prolongé, parce qu’il développe etperfectionne la faculté qu’il exerce, tandis que les émo-tions violentes l’émoussent et l’oblitèrent. Nos facultésnous ont été données pour en user ; un plaisir attaché à j
l’exercice de chacune d’entre elles nous en rend l’usage ;
agréable et les tient prêtes à servir à tous nos besoins.Comme ces besoins suffisent rarement à les employer,