CORNEILLE
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endroit faible qui permît de passer de l'un a l’autre.Pauline s’est écriée, quand son père lui a proposé derevoir Sévère :
Moi ! moi ! que je revoie un si puissant vainqueur,
Et m’expose à des yeux qui me percent le cœur !
C’est bien là le cri de l’amour dans toute sa vivacité,l’effroi d’un cœur déchiré de ses blessures, et qui n’agagné sur sa faiblesse que de savoir la craindre ;on ne voit pas que la tendresse de Pauline pour sonmari ait encore réussi à la rassurer; cependant,lorsque le danger de Polyeucte l’anime à employer tousles moyens pour le sauver, aucune des expressions del’amour n’est trop forte pour elle :
Ne désespère pas une âme qui t’adore,
lui dit-elle. C’est de même avec une véhémence tropfranche que Chimène demande au roi la mort de ceRodrigue que, dans la scène suivante, elle ne songeraplus qu’à aimer; et quoique Polyeucte soit, avec leCid, la pièce où Corneille a le plus habilement mêléles diverses affections du cœur, on voit que, dans lepartage qu’il fait entre l’amour et le devoir, quand ils’adonne à peindre l’un de ces sentiments, il ne peuts’empêcher çle trop oublier l’autre.
Cette disposition éclate plus singulièrement encoredans- une pièce de vers de Corneille sur la conquêtede la Hollande. Occupé de célébrer les victoires de
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