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Corneille et son temps : étude littéraire / par M. Guizot
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(Page 268.j

N” VI.

SUR LES PENSIONS ET DONS FAITS A CORNEILLE,

SOUS LOUIS XIII ET LOUIS XIV.

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Que Corneille eût part aux libéralités du cardinal de Richelieu,cela n’est pas douteux. Recevait-il de lui une pension? Quelle enfut la date précise, et quelle en était la quotité ? On ne saurait ledéterminer avec certitude.

Mazarin fit aussi des dons à Corneille, sans doute avec moins delibéralité que Richelieu.

La dédicace de Cinna, à M. de Monlauron, et plusieurs petitsfaits prouvent que des personnages riches, financiers ou autres,donnèrent aussi h Corneille des marques de leur munificence.

Ce furent les libéralités de Fouquet qui, en 1688, déterminèrentCorneille à travailler encore pour le théâtre.

En 1662, Colbert, d’après l’ordre de Louis XIV, fit dresser, parCostar et par Chapelain, chacun séparément, une liste des savantset des lettrés qui méritaient les faveurs du Roi. On lit sur la listadressée par Costar :

« CORNEILLE. Le premier poète du monde pour le théâtre. «

Et sur celle de Chapelain :

« CORNEILLE (Pierre), est un prodige d’esprit et l’ornementdu Théâtre-François. Il a de la doctrine et du sens, lequel paroîtnéanmoins plus dans tout le détail de ses pièces que dans le gros,où trcs-souvent le dessein est à faux ; à les faire tomber parmi lesplus communes si ce défaut d’art général n’étoit récompenséamplement par l’excellence du particulier qui ne sauroit être plusexquis dans l’exécution des parties. Hors du théâtre, on ne saits’il réussiroit en prose et en vers, agissant de son chef, car il apeu d’expérience du monde et ne voit guère rien hors de son