SCARRON (PAUL).
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les sociétés de Scarron , et probablement aussi il enfréquentait de moins conformes encore à la régularitéecclésiastique. Un voyage qu’il fit à Rome, vers l’âge devingt-quatre ans, ne paraît pas avoir eu de motifs ni derésultats plus sérieux que ceux dont se remplissait habi-tuellement sa vie. Les souvenirs qui nous restent,dans ses ouvrages, de ce temps de sa jeunesse nerappellent que les plaisirs qu’il regrette, et les agré-ments naturels qui les lui procuraient, a Quand je« songe, écrit-il àM.de Marigny, que j’ai été assez sain« jusqu’à l’âge de vingt-sept ans pour boire souvent« à l’allemande... que , si le ciel m’eût laissé des« jambes qui ont bien dansé , des mains qui ont su« peindre et jouer du luth, et enfin un corps très-« adroit , je pouvois mener une vie très-heureuse ,« quoique peut-être un peu obscure, je vous jure,« mon cher ami, que s’il m’étoit permis de me sup-« primer moi-même, ilya longtemps que je me serois« empoisonné 1 . »
Enfin tombèrent sur Scarron ces malheurs quidevaient lui donner une célébrité à laquelle il n’avaitjamais pensé, et mettre au service du public une gaîtéd’esprit qu’un pauvre infirme ne pouvait plus employertoujours à son propre usage. On ne sait rien de positif
i Lettre à M. de Marigny, t. I, 2 e part., p. 83 et 84. Voyezaussi,p. 20, le portrait qu’il a laissé de lui-même, et t. VIII, p. 106,l’Épître à Pélisson.