418 SCARRON (PAUL).
tous ses membres 1 . Ce bénéfice est le premier et leseul qu’il ait jamais possédé 2 . Il avait, à la vérité, danssa jeunesse, été au Mans, chez M“ e d’Hautefort, dont lesterres étaient situées aux environs de cette ville ; maisil ne parle du séjour qu’il y a fait que comme d’untemps de bonheur 3 , dont le souvenir ne lui peut rap-peler rien de fâcheux. Enfin je ne trouve que dans LaBeaumelle cette anecdote à laquelle rien ne fait allu-sion, ni dans les nombreux ouvrages de Scarron, rem-plis de lui et de ses malheurs, ni dans les souvenirsqu’ont laissés sur son compte Ménage et Segrais, ses
1 Cependant notre pauvre corps
Devient pitoyablement tors;
Ma tête à gauche trop s'incline,
Ce qui rabat bien de ma mine*
De plus sur ma poitrine chetMon menton touche à mon brechel.
(Êpîtreâ J t/W* d’Hautefort;, t. Vlll, p. 167.)
La date de cette Épître, 1646, est constatée par celle de la taxedes aisés, dont il y est fait mention.
s Dans une autre épitre écrite dans les premiers temps du veuvaged’Anne d’Autriche (1643) on trouve ces vers :
Mais j’en aurois été larronSi je jouissois d’abbaye,
Car, hélas ! en jour de ma vieOn ne m’a jamais rien donné,
Quoique je sois ènsoutané.
{ÊpUre d Mlle d’Haute fort, U YM, p* 170.)
Il était alors malade depuis cinq ans.s Voyez la Légehdede Bourbon, année 1641, t. VIII, p. 10.