SCARRON (PAUL).
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amis intimes, ni dans La Marnière 1 2 ou Chauffepiébiographes de Scarron, qui ont recueilli avec soin toutce qu’ils ont pu découvrir de particularités relatives àsa vie. Sans aller chercher bien loin des aventures sin-gulières, il suffit peut-être, pour expliquer la maladiede Scarron, des aventures trop communes qu’il s’expo-sait probablement à rencontrer 3 .
Quelles que fussent, au reste, les imprudences qu’ilpouvait avoir à se reprocher , la punition en futcruelle. Des douleurs sans remède s’emparèrent suc-cessivement de toutes les parties de son corps, qu’ellescontournèrent et déformèrent de la plus étrange ma-nière. Voici l’esquisse qu’il nous a laissée de sa figureentre trente et quarante ans : « J’ai la vue assez« bonne, quoique les yeux gros ; je les ai bleus ; j’en« ai un plus enfoncé que l’autre du côté que je penche« la tête. J’ai le nez d’assez bonne prise. Mes dents,« autrefois perles carrées, sont de couleur de bois, et« seront bientôt de couleur d’ardoise; j’en ai perdu« une et demie du côté gauche, et deux et demie du« côté droit, et deux un peu égrignées. Mes jambes et« mes cuisses ont fait premièrement un angle obtus, et
1 Dont on a une vie de Scarron, placée à la tête de ses OEuvres,édit, de 1737.
2 Voyez son Dictionnaire historique et critique, à l’art. Scarron.
3 Voyez sur cette opinion, dans les œuvres de Scarron, t. I,2« partie, p. 176, une épigramme de Gilles Boileau. Du reste cetteépigramme, remplie d’odieuses invectives, ne peut faire autorité.