SCARRON (PAUL).
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Car elle étoit à côté de sa chaise i,et sa tête ne tourne plus. Quant à marcher, il n'est pasquestion d’y songer % et même sur sa chaise rembour-rée il ne peut être assis sans douleur *. Il ne peut sefaire transporter sans crier 4 ; il ne dort qu’à force d’o-pium 5 , et son excessive maigreur laisse à peine à soncorps la consistance d’un squelette e .
Dans cette situation affreuse, il restait à Scarron
1 Èpitre à Mademoiselle de Lenville, t. VIII, p. 9i.
2 Et même on dit, mais ce sont médisons,
Qu’on ne m’a vu marcher depuis trois ans.
(Êj)Ure à l’infante d’Escars , t. VIII, p. 100.)
3 Comment y trouver reposVêtant assis que sur des os?
Mais ici je me glorifieHomme sans c... ne s’assit mie,
Et moi pauvret je n’en ai point.
(Seconde Légende de Bourban, t. VIII, p. 15.)
4 « Lui à qui une seule visite qu’il a faite depuis peu chez M. lechancelier a causé un grand mal de dos, et lui a fait dire plus dedeux mille hélas ! plus de deux cents je renie ma vie ! et autant demaudit soit le procès ! (Factum.)
5 Tant l’opium m’a hcbêlé,
Dont j'use l’hiver cl l’été,
Afin que dessus ma carcasse
Le sommeil parfois séjour fasse.
6 Toi qui chantas jadis Typhon,
Chétif de corps, d’âme sublime,
Toi qui pèses moins qu’un chiffon.
(Vers adressés à Scarron sur son Virgile travesti,t. IV de ses Œuvres, p. 73.)