HISTOIRE ANCIENNE. 17. i,,3
que l’athénien Conou , réuni au satrape Pharnabaze, défait à fahauteur de Cnide la flotte lacédémonienne (3q4)? Agésilas rem-porte h Coronéc , sur les alliés , une victoire si stérile, qu’il est.contraint de regagner le Péloponèse. Conon, avec la flotte dugrand roi, va ravager les côtes de la Laconie, et revient fairerebâtir à la hâte, par les mains de Perses, avec les dépouillesde Sparte, les murs d’Athènes et du Pire'e ( 393 ). Sparte , à sondéshonneur , députe Antalcidas au satrape Téribaze , pourdétacher a tout prix les Perses de la ligue des Grecs ; et c’estalors que les Grecs, épuisés par leurs luttes intestines, concluentavec Artaxerxès le honteux traité, dit traité cVAntalcidas , parlequel ils abandonnaient aux Perses toutes les villes grecques del’Asie Mineure (388-3$7).
Puissance des Thébains (382-363). Le traité d’Antalcidas,dont le but était d’isoler les Grecs les uns des autres , avait jetébeaucoup de semences de division entre les métropoles et lesvilles de leur dépendance. Les Spartiates se mêlèrent à ces diffé-rends pour en profiter. Tandis qu’Eudamidas va faire en Thracele siège d’Olynihe, ancienne alliée d’Athènes , Phaibidas , sonfrère, s’empare par surprise de la citadelle de Thèbes, dont ilbannit les plus illustres citoyens, et à laquelle il impose deshommes de son choix (382). Pélopidas, l’un des bannis, se ré-fugie chez les Athéniens avec ses compagnons d’exil; lh, ilforme le projet de délivrer sa patrie. Bientôt en effet il marchesecrètement sur Thèbes, y pénètre la nuit sous le déguisementd’un chasseur, et tue les magistrats oppresseurs, entre autresArehias, qui, ayant reçu pendant son repas une lettre où setrouvait le détail du complot, ne l’avait point ouverte, en di-sant : A demain les affaires sérieuses. Epaminondas se joint àlui, T lièbes est affranchie, et, quelque temps après, ses deux li-bérateurs battent à Tcgyre les Spartiates , dont la flotte est dé-faite deux fois par les athéniens Chabrias et Timothée (375). Lapuissance de Thèbes se développe tout d’un coup par la valeurdes deux amis. Epaminondas gagne avec Pélopidas la célèbrebataille de Lcuctres ( 371 ) , envahit le Péloponèsc , met le siègedevant Sparte, que défend Agésilas, fonde Messène pour y ré-tablir en corps de nation les Messéniens dispersés depuis lesguerres de Messénie (p. 184 et 188 ) , et rentre glorieusement enBéotie, malgré les efforts d’Iphicrate, envoyé par Athènes, jalouse
1 7