HISTOIRE ANCIENNE. 18. n,5
«le la Grèce. Macédon, descendant de Deucalion (p. 137 ),chassé de rHisticoli.de ( 1392 ) , émigra vers le nord avec les Do-rions, qui prirent le nom de Macédones, et le communiquèrentau pays qui les avait reçus. Parmi ses successeurs, on ne con-naît guère que Pélégon et son fils Astéropée, l’un des alliés dePriamdans la guerre de Troie. Vers 796 , Caranus, onzième des-cendant d’Hercule par Téménus (p. 175), s’établit dans laMacédoine avec une colonie d’Àrgiens, et reçut la couronne enrécompense de ses services ; mais ce royaume ne sortît de sonobscurité que sous Philippe, père d’Alexandre le Grand (36o).
2. Histoire de la Macédoine et de la Grèce pendant lerègne de Philippe (36o-336). Au bruit de la mort de Perdic-cas, lils d’Amyntas IV (36o), Philippe, âgé de vingt-troisans, s’enfuit de Thèbes où il était en otage (p. 194 )* volaon Macédoine et s’empara de la couronne au détriment de sonneveu. Pour faire oublier son usurpation, il voulut du moinsla rendre glorieuse. Il créa l’illustre phalange qui valut tant debons capitaines et tant de bons succès à la Macédoine, soumitd’abord les Illyriens et les Thraces, s’empara de quelques villesqui relevaient d’Athènes, et se lit un allié du roi d’Épire, dontil épousa la fille Olympias (357). Eère d’Alexandre le Grand,auquel il donna pour précepteur Aristote (356), il tourna sesyeux sur la Grèce, qu’il projetait déjà d’asservir. Le sacrilègecommis par les Phocidiens sur les terres, la ville et le templedeDelphes, venait d’armer tous les Grecs les uns contre les autresdans la pr emière Guerre Saci'ée (355). Philippe en profita pour lesaccabler : mais l’éloquence de Démos thènes retarda le coup fatal.Elle ne put cependant empêcher Philippe de prendre Olyn-the (34y), ni de terminer à lui seul la Guerre Sacrée, qui duraitdepuis dix ans (345). Dès lors Philippe domina dans le conseilamphictyonique. Il s’empara du passage des Thermopyles , etdevint l’arbitre de la Grèce , en attendant qu’il en fut le maître.
Démosthènes et Phocion poussaient Athènes, l’un ù la guerre,l’autre à la paix. La guerre, c’est ce que voulait Philippe ; elleeut lieu. L’orateur Eschine, rival de Démosthènes, vendu au roide Macédoine, travaillait pour celui qui payait ses paroles. Ildétermina le conseil amphictyonique, dont il était membre, àconfier à Philippe le soin d’une seconde Guerre Sacrée ( 338 )