H1STQ1HE ANCIENNE. 20.
tée, Mycale, ses generaux et ses soldais ont brillé parmi lesvainqueurs de ces mémorables journées. Cependant les Athéniens,enflés des succès dont ils s’attribuent tout l’honneur , s’attachentà ravir à leurs alliés les avantages de la victoire. Ils poursuivent,pour leur propre compte, des succès faciles, cherchent à asservirles Grecs, et donnent h leur puissance un développement dan~gereux pour l’indépendance de leurs alliés. Leur ambition exciteles alarmes des peuples secondaires et la jalousie des principalesrépubliques. Sparte est naturellement à leur tête et élève desprétentions rivales. Athènes les déjoue avec adresse ou les com-bat avec une violence égale à celle de l’attaque. Le Péloponèse,la Béotie, i’Eubée et la Phocide sont le théâtre d'hostilités pas-sagères, mais animées. Les Grecs préludent ainsi à la guerre duPéloponèse (43 i-4o4)î qui fut le terme de la puissance d’Athèneset la principale cause de l'affaiblissement de la Grèce et de laperte de son indépendance politique.
Nouvelle prépondérance de Sparte remplacée par cellede Thèbes. La prise d’Athènes (/jo4), qui termina la guerre duPéloponèse, rendit à Sparte la suprématie sur toute la Grèce,excepté Thèbes et Corinthe. Cette suprématie, elle l’exerça parLysandre jusqu’à la bataille d’Haliarte (3g5), d’une manière assezabsolue pour y lever arbitrairement des troupes , et y maintenirune forme de gouvernement favorable «à ses intérêts. Mais bientôtune ligue se forme contre Sparte entre Argos, Corinthe, Athèneset Thèbes. Péîopidas, et surtout Èpaminondas, tous deux Thé-bains , habiles à faire tourner au profit de leur pairie les alarmeset le ressentiment qu’excitent de toutes parts la puissance et ledespotisme de Lacédémone, lui portent les plus rudes coups etsont à la veille de consommer sa ruine. La prépondérance passemomentanément aux Théhains ; mais elle s’évanouit avec Épa-minondas qui l’avait créée (363), et Sparte rentre dans l’exercicede sa suprématie, jusqu’à ce qu’une nouvelle puissance vienne lalui arracher.
Prépondérance des Macédoniens. La prépondérance des Ma-cédoniens commence avec Philippe, contemporain d’Épamidon-das. La création de la phalange macédonienne, les conquêtesfaites en Thvace, en Ilty vie, en Grèce, l’adjonction de la cavale-rie thessalicnnc, la création d’une marine, la découverte d’une