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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIIIE ANCIENNE. 32 , ao 7

cet échec sur les Grecs, et fait la paix avec Home (2o5), poursc préparer à de nouvelles hostilités.

Il attaque Altale 1 er , roi de Pergame , et Rhodes, deux alliésdes Romains. Après des succès divers, il vient ravager la Grèce.Le sénat, sur les plaintes des trois peuples attaqués , lui déclarela guerre. lia bataille de Zuma (202) mettait Romeàl’abri d’Han-nibal, vaincu par Scipion l’Africain, et toute son attention pou-vait se porter sur la Grèce. Le consul Sulpicius reste supérieurdans une foule d’actions partielles. Enfin Quintius Flamininusapporte (198), avec les armes romaines, le vrai génie de Rome,négociations adroites, surprises heureusement calculées, achatdes consciences vénales; la perte de Philippe ne peut être long-temps différée ; presque tous ses alliés l’abandonnent, et la ba-taille de Cynoscéphale, avec le traité qui la suit, achève de leruiner (197).

Les dernières années de son règne furent empoisonnées parles dissensions de ses deux fils, Démétrius et Persée. Sur lesaccusations calomnieuses du second, il fit mourir le premier,dout il reconnut l’innocence avant de mourir (178). Persée,héritier de la haine de Philippe contre les Romains, attirabientôt dans ses Etats les armes romaines (17»). Il lutta d’a-bord contre Rome avec avantage; mais, défait à Pydna par leconsul Paul-Émile, il tomba dans les mains du vainqueur, quile fit servira son triomphe (i 68).

La Macédoine fut d’abord déclarée libre ; mais l’usurpationde l’aventurier Andriscus, qui se disait fils de Philippe, y rap-pela les Romains. Le préteur Métellus le vainquit à Pydna (14S),et la Macédoine fut réduite en province romaine x .

IL Grèce. — De la mort d’Alexandre aux ligues des Æto»liens et des Achéens (323-28o). A la nouvelle de la mort d’A-lexandre ( 323 ) , les Grecs , les Athéniens surtout, crièrent auxarmes , à l’indépendance , avec l’enthousiasme et la légèreté quiles distinguaient. En vain Phocion les exhorte à délibérer mûre-ment ; iis députent à tous les peuples de la Grèce centrale , pourles entraîner dans une ligue. Démosthènes soulève le Péloponèse,

J. Voir, pour ce numéro et les cinq suivants, l’Histoire ro-maine, n° s 3 o, 3i ( 32, 33 , 3 / h etc.