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d'accroître leur influence; mais leur ligue, redoutable parleurs brigandages, avait moins pour but la liberté de la Grèceque l’extension de la domination étoliennc. Il n’en était pasainsi de la ligue des Àcliéens.
La république des Achéens, démocratique à l'égard de cha-que ville en particulier, fédérative à l’égard des villes en géné-ral , comprenait dans l’origine douze cités du Péloponèse, dontla ligue était présidée par un stratège , magistrat annuel etchef de l’armée. Cette ligue, évanouie sous Alexandre et ses•successeurs, reparut vers l'an 280. Pour concourir à la déli-vrance de la Grèce , Aratus la fortitia par l’alliance de Sicyonc,«a patrie, qu’il avait délivrée d’un tyran. Elu stratège (?43), Üaffranchit également Corinthe. D’autres villes s’adjoignirent àLa ligne des Achéens, qui, sous Démétrius II, s’augmenta decelle des Étoliens. Sparte y resta presque seule étrangère :elle était dans le travail de sa reforme.
Réforme de Cléomène (239-7.22). Sparte s’était conservéelibre au milieu del’asservissement presque général de la Grèce;mais il ne lui restait guère que l’importun souvenir des lois deLycurgue. Agis essaya de les remettre en vigueur (239); cettetentative lui coûta la vie. Cléomène, son beau-frère, fut plusheureux, et l’on se crut transporté tout à coup au siècle de Ly-curgue; mais, avec son courage, Sparte avait retrouvé tout soninstinct dominateur. Soudain Cléomène altaque les Achéens(224), qui bientôt sont réduits, par des défaites successives, auxdernières extrémités. On parle d’accommodement ; Cléomènene s’y refuse pas, pourvu qu’on le nomme généralissime de laligue achéenne. Aratus ne peut y consentir. Vaincu par Cléo-mène, il appelle à son secours Antigone Doson, roi de Macé-doine. Cléomène à son tour est défait à Sellasie (222), Sparteest prise, et la Grèce ventre sous la dépendance macédonienne,à l’exception de PÉlide et de la Messénie qui restent auxEto-liens.
Guerre des deux ligues (220-217). Une indolence généralese répandit sur le Péloponèse depuis la bataille de Sellasie. LesEtoliens en profitent pont* s’agrandir. Aratus marche contrece peuple brigand, mais brave, et, défait h Caphyes, ii réclamela secours du nouveau roi de Macédoine, Philippe IU, qui vient
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