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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE DU MOYEN AGE, 5 . 361

visions des Francs avaient invites h l’indépendance. Il dispose troisfois de la couronne de Neustrie en faveur de Clovis III, de Gkilde-bert II (III), de Dagobert II (III), et lègue en mourant la mairie àson petit-fils Théodebald et h sa veuve Pleclrude, sans avoir egard;N son fils Charles, né d’un mariage illégitime. Pleclrude croit as-surer son pouvoir en faisant enfermer le fils de sa rivale Alpaïde ;mais Charles sort de sa prison , se met h la tête des Austrasiens ,tandis que les Neustriens dépossèdent la veuve et le petit-fils dePépin, et donnent la mairie h Rainfroy.

Mairie de Charles Martel (yiS-;^)* Charles commenceparla défaite des Frisons cette série d’exploits qui lui acquirent lesurnom de Martel. Après avoir assuré PAustrasie contre les attaquesdes peuples voisins , il déclare la guerre aux Neustriens, et rem-porte, h deux ans d’intervalle, les victoires de Viney et de Soissons(; 19). Chilpéric II, vaincu, reconnaît pour maire le ducd’Austrasie,et sa mort laisse bientôt vacante une couronne avilie que Charlesfait tomber sur la tête de Thierry Il (IV) ( 7 ao). Le maire Rain-froy se réfugie vers la frontière des Bretons , et le duc d’Aqui-taine , Eudes, subit l’alliance de l’ennemi de sa famille. Lespeuples tributaires, profitant des divisions de la France, affec-tent de nouveau l’indépendance ; mais Charles les réduit l’un aprèsl'autre. La défaite des Sarrasins, à la bataille de Tours qui sauvala chrétienté, met le comble h sa gloire et <\ sa puissance (73a).

A la mort de Thierry II (IV), Charles Martel laisse vaquer letrône pour accoutumer les Neustriens à se passer d’un roi comme lesAustrasiens ; sa puissance n’en reçoit aucun accroissement, maisc’est un moyen de faire oublier la source d’où elle découle. Parmiles actes de souveraineté qu’exerça ce grand homme, le plus re-marquable fut sans doute la distribution des bénéfices dont ildépouilla les églises pour les assigner, h titre de précaires , auxguerriers qui avaient partagé sa fortune. Cette atteinte portée auxdroits du clergé 11’empêcha pas Grégoire III devoir un protecteurde l’Église dans le sauveur de la chrétienté. Ce pontife, menacepar Luitprand, roi des Lombards, implora l’appui du duc d’Au-strasie ; mais la mort simultanée de Grégoire et de Charles Mar-tel prévint une intervention qui aurait peut-être avancé la ruinede la monarchie lombarde (p. 3 {()).

Mairie de PépIn le Bref (74 Charles, en mourant,

11. Baccalauréat . h Partie 3 i