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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE 1>Ü MOYEN AGE. ü.

TT 6.

3G 7

Empire d’Orient. — liisloii'e de l'empire d*Orient jusqu'aux

croisades. Guei'res contre les Perses. Justinien; ses lois;

Bélisaire. Hêraclius.

De 3 q 5 à 1095 après J.-C., espace de 700 ans.

Arcàdiüs, Théodose II et Màugikk ( 395 - 457 ). Théodosc leGrand avait partage l’empire entre ses deux fils (3 §5). TandisquTIonorius régnait sans gloire sur l'Occident, Àrcadius, sonfrère, laissait en Orient le soin de l’Etat aux courtisans et auxgénéraux barbares qui se détruisirent les uns les autres, telsque Ruflin, Eutrope, Gainas (4o8). Une femme et des eunuquesgouvernèrent sous Théodose II, son fils (4oS-45o). Pulchérie, sasœur, reçut h quinze ans le double fardeau de la tutelle duprince et de la régence de l'empire. Pour dominer plus aisémentThéodose, elle lui inspira la dévotion d’un anachorète et lesgoûts futiles d’un rhéteur. On lui doit néanmoins un code quiporte son nom, et qui, quoique fait pour l’Orient, fut adoptépar plusieurs peuples occidentaux. Le guerrier Marcien succédaau faible Théodose par la laveur de Pulchérie. Cette princesse lechoisit pour époux, lorsque son âge ne permettait plus l’espoird’un héritier à la race théodosicnne, qui s’éteignit en mêmetemps dans les deux empires (4-54-457)» La fière contenance dunouveau César déconcerta les prétentions d’Attila, roi des Huns,et détourna sur l’Occident les fureurs de ce Barbare surnomméle fléau de Dieu.

Léo*' 1 er , Léon II, Zénok et Anàstàse ( 457 - 5 iS). Le thraceLéon 1 er , après la mort de Marcien, dut la couronne au patriceAspar, Goth d’origine. Son règne ne fut pas sans quelque gloire ;mais il le souilla par son ingratitude envers Aspar. Zenon d’I-sauric, gendre de ce prince, gouverna l'empire après lui, d’abordcomme tuteur de son propre fils Léon II, qui mourut en basâge, et puis comme empereur (4j4)* L’Orient était alors agitépar une hérésie parallèle à l’arianisme celle d’Eutychès, quiniait l’humanité de J.-C. Incapable de défendre et de régir

1 . On sait que l’arianisme niait la divinité' de J.-C.