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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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m HISTOIRE DU MOYEN AGE. 5.

2 ° Elles laissaient à chacun la faculté de choisir la loi qu'ilvoulait suivre.

3° Elles donnaient la faculté de réparer tous les délits par descompensations pécuniaires.

Dans les royaumes ou la même loi n'obligea pas tous les sujetsde l'État, les Romains continuèrent de vivre sous l’empire desconstitutions impériales que Théodose II venait de recueillir dansun code qui porte son nom.

g. Résultats généraux de l'invasion. La lutte qui s'étaitengagée entre les peuples du Nord et les Romainsavait été uncombat h mort entre la barbarie et la civilisation. La barbarietriompha, et les vaincus partagèrent l’ignorance et la rudesse desvainqueurs sans en emprunter le courage et l'indépendance.Plus heureux que les Romains, les Barbares dépouillèrent leur fé-rocité sans renoncer h leurs vertus guerrières ; ils reçurent lesbienfaits du christianisme, qui devait les faire participer un jourà la civilisation romaine, dont cette religion conservait les pré-cieux germes.

Dans le mélange des deux races, les langues se mêlèrent commeles mœurs, et les conquérants subirent le joug de la langue latine,qui était celle du culte et qui devint celle des lois. Cependantle contact de l’idiome teutonique dénatura le langage qui avaitprévalu. De cette corruption sortit une langue vulgaire ou rusti-que , qui fut depuis appelée romane , et de laquelle sont dérivéstous les dialectes de l’Europe méridionale.

On attribue h l’invasion barbare la dépopulation et la misèrequi se firent si longtemps sentir dans les provinces romaines, au-trefois si florissantes. Les fléaux de la guerre y contribuèrentsans doute; mais le dépérissement universel avait déjà fait d'ef-frayants progrès ; il était né de l’oppression impériale. L’agricul-ture continua d’être négligée faute de bras et de consommateurs ;le commerce, sans sûreté et sans encouragement, ferma tousles canaux aux productions de la terre comme aux produits <lel’industrie ; les arts de première nécessité se dégradèrent, et les«arts libéraux n’existèrent plus.