HISTOIRE DU MOYEN AGE. 7. 3?3
homme, qui signala son pontificat par tant de reformes et d’a-méliorations ecclesiastiques , confia cette grande mission aumoine saint Augustin, qui baptisa, en 5q6, le roi de Kent, Ethel-bert, et jeta à Cantorbéry les fondements de l'ancienne églised’Angleterre. C’est des îles Britanniques que sortirent, dans ley eet le 8 e siècle , les courageux missionnaires qui allèrent achever,dans la Germanie, l’ouvrage commence par saint Rupert, pre-mier évêque de Salzbourg. SS. Colomban, Kilian , Wiifrid^Willebrord y furent les précurseurs de saint Boniface, ce grandapôtre des Germains, qui termina parle martyre une vie toutevouée à la religion (755).
En Orient, le christianisme lit de nouveaux progrès dans lesprovinces romaines et hors des limites de l’empire. Justinienporta le dernier coup au polythéisme philosophique des villes età l’idolâtrie des campagnes. Au delà du Caucase , les Lazes et lesAbasges venaient de demander des pasteurs spirituels à Jus-tin I lîr , et la protection des empereurs fut le prix de leur con-version. Pendant le siècle suivant, les chrétiens de la commu-nion nestoricnno propagèrent l’Evangile dans l’intérieur del’Asie , et Olopcn alla fonder une église hétérodoxe dans laChine , en 63G.
Hérésie et mahométisme. Les conquêtes du christianisme enAsie furent pour la plupart imparfaites et de courte durée; etc’est dans cette contrée que l’Eglise de Jésus-Christ rencontrases deux plus grands fléaux, l'hérésie et le mahométisme.
t° Hérésie. Les premiers chrétiens donnèrent le nom grecd f hérésie à des opinions religieuses contraires soit au texte desEvangiles , soit h la tradition de l’Eglise. On peut en réduire lesnombreuses variétés à cinq divisions bien distinctes :
Les hérésies philosophiques, qui embrassent les Gnostiques,les Cérinthions, les Manichéens, les Priscillianistes, etc.
Les hérésies de mœurs des Nicolaïtes, des Carpocraliens, desMontanistes, des Yalésiens , des Origénistes , etc.
Les hérésies relatives à la nature de J.-C qui attaquaientle christianisme dans sa base. Ces erreurs furent professées sousdifférentes formes par les Monarchiques, les Ariens, les Ncsto-riens, les Monophysites, les Eutychiens et Jacobites, les AJono-thélites, etc.