HISTOIKE DU MOYEN AGE.7. 377
en Orient , saint Jean Dainascène (756) ; mais bientôt les lettressacrées et surtout l'éloquence (le la chaire furent entraînéesdans la décadence universelle, et la plupart des écrivains eccle-siastiques ne s’occupèrent que de rapporter les événements rela-tifs h la religion , ou la vie des saints que l'Église honore. Telssont RufHn, d’Àquilée; Sulpice Sévère, gaulois; saint Jérôme ;Orose de Tarragone ; Bède le Vénérable , anglais ( du 5 e au 8 °siècle); et les poètes chrétiens latins , saint Ambroise, Prudence,saint Paulin de Noie, gaulois; Prosper d’Aquitaine; Paulin dePérigueux ; Fortunat, de Trévise (du 5 e au 7 e siècle).
La décadence des lettres latines fut plus rapide et plus géné-rale que celle des lettres grecques, parce que l’invasion fut uni-verselle dans l’Occident. lia corruption du goût fut cependantmoins sensible dans la poésie que dans la prose , et l’on peut lireencore avec plaisir Ausone , de Bordeaux ; Prudence , de Sara-gosse ; Claudion , d’Alexandrie; Sidoine Apollinaire, de Cler-mont; Boèce, de Rome; Priscien, de Constantinople; Sisebut,roi de Tolède (du 4 e au 7 e siècle).
L’histoire se borne alors h d’arides chroniques, si l’on en ex-cepte les ouvrages de quelques auteurs qui , s'attachant plusspécialement au récit des choses saintes , nous ont transmis deprécieux détails sur les événements politiques de leur temps.Parmi ces chroniqueurs, on distingue Victor l’Africain, le gothJornandès, le sicilien Cassiodore, l’anglais Gildas, Grégoire deTours, Isidore de Séville, le franc Frédégaire, Bède de Weih-mouth (du 5 e au 8 e siècle).
Littérature grecque. La littérature grecque participa de ladégradation où les esprits étaient tombés dans l’empire byzan-tin. Les lettres profanes et sacrées déclinèrent de concert, jus-qu’au moment où elles devaient périr ensemble. L’histoire et lajurisprudence échappèrent seules , pour quelque temps, à cettedécadence.
C’est alors que naquit le roman, genre d’ouvrage inconnu auxsiècles classiques, et destiné à devenir dans le moyen âge et dansles temps modernes, l’expression vivante des moeurs sociales.Parmi les romanciers grecs, on distingue Héliodore d’Émèse,Achille Tatius , Longus ; Lustathius, d’Egypte; Aiisténète , deNicee, etc. (du 5 r au 7 e siècle).