HISTOIRE DU MO\KN M'Ai. 9. 38 9
de l’Espagne et de l’Italie, la Prusse et la plus grande portionde l’empire d’Autriche.
3. Institutions civiles, politiques, ecclesiastiques, lit-téraires de Charlemagne. Charlemagne divisa son empire enlégations, comtes, vigueries, cantons et manses (manoirs), pburen faciliter la surveillance. Il appela, dans les Champs de Marsou de Mai, les représentants des hommes Libres ( Arimans ) , &côte des grands et des prélats, et c’est dans ces assemblées na-tionales que se décréta ce code de lois si connu sous le nom de Ca-pitulaires (chapitres).Des Missidominici (commissaires royaux)parcouraient, quatre fois par an, les légations pour tenir desplaids de justice. Les agents de l’autorité, soumis h la surveillancedes commissaires royaux, étaient les comtes ou grqfen , les vi-comtes ou viguiers , et les centeniers.
Les comtes rendaient la justice dans des assises trimestrielles,assistés par un certain nombre de scabius (échevins) ou» jurés.On ne pouvait appeler de leurs sentences h t’assemblée nationaleou provinciale que pour déni de justice ou violation manifestede la loi.
Chacun était jugé suivant la loi de sa famille ou de son choix.L ’Ordeal ou jugement de Dieu, les.compositions ( Weregild )et l’amende ( Fredum ), telles étaient les formes ordinaires deprocédure..
Le service militaire, d’abord imposé h tous les hommes libres,fut restreint aux possesseurs de trois manses et de douze serfs.Celui qui, ne possédant qu’un manse, ne pouvait suffire sonéquipement et h sa nourriture, contribuait pour un tiers h l’en-tretien, d’un soldat. Une amende de soixante sous d’or (le soud'or valait quinze livres tournois) ou un esclavage temporaire,était la peine de l’homme libre qui n’obéissait pas k Yhêriban(appel des guerriers). Un capitulaire de 8o3 en dispensait lesecclésiastiques ; mais cette dispense ou défense ne fut pas toujoursobservée.
Toutes tes lois de Charlemagne furent favorables au clergé,alors seul dépositaire et dispensateur des lumières. Un grandnombre de diètes, tenues pav ce prince, furent des parlementsmixtes, où les évêques, de concert avec le souverain, travail-laient la prospérité spirituelle et temporelle de l'Eglise. Plus
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