3<)o HISTOIRE DU MOYEN AGE. 9.
de trente conciles nationaux ou provinciaux furent assemblespour arriver h ce but. Les deux principaux furent ceux de Franc-fort (794) et <1*Aix-la-Chapelle ( 809 ), dont l’un s’occupa du cultedu aux saints , et l’autre de la procession du St-Esprit.
Les bienfaits et l’amitié de Charlemagne attirèrent de difTérents pays un gi*and nombre de savants, tels que Pierre de Pise,dont il apprit la grammaire et la langue latine ; Alcuin d'York,qui lui enseigna la rhétorique, la dialectique et surtout l’astro-nomie ; Clément d’Irlande, Paul YVarnefrid, Théodulfe, etc.Le commerce de ces illustres etrangers familiarisa les courtisansguerriers d’Auslrasie avec la langue latine. Riculfe, Angilbert,Eginhard, durent h leur savoir l'intimité du prince. Eginhard ,écrivain plus élégant que ses maîtres, écrivit la vie de Charle-magne. Tous ces personnages faisaient partie d’une académiePalatine que le roi présidait sous le nom de David. Auprèsde cette académie fut établie une école royale, où Pon enseignales sept arts libéraux ; d’autres écoles furent ouvertes auprèsclés églises cathédrales et des monastères ; en un mot , Charle-magne fit plus que son siècle 11 e comportait, et les lumières qu’ilcherchait h ranimer, 11 e lardèrent pas à s’éteindre.
é|. Alliance des papes avec les Carlovikgiens» DepuisCharles Martel , on vit les papes s’allier avec les Carlovingiens.Grégoire II s’unit h Charles Martel pour propager le christia-nisme en Germanie ; Zacharie et Etienne II inaugurèrent l’avé-ueinerit de son fils, Pépin le bref, qui les défendit contre lesLombards, et reçut en retour le litre de Patrice des Romains ;Adrien 1 er et Léon III suivirent h l’égard de Charlemagne lapolitique de leurs prédécesseurs ; Léon III meme alla plus loin,en créant ce prince empereur «l’Occident (p. 388).
5. Accroissement des États de l’Église. D’un autre coté,les rois Francs ne furent point ingrats. Pépin, vainqueur de»Lombards (^55), fit donation au st-siége de la ville de Ravcnne,de la Peutapole, du duché de Rome, et telle fut l’origine de lapuissance temporelle des papes. Charlemagne confirma el mémoaccrut la donation faite par son père ; alors les papes devinrentindépendants, et. ils lurent revêtus d’un pouvoir qui, sans lesrendre redoutables, les mit du moins en étal d’exercer librement leur autorité spirituelle à l’abri de toute influence étrangère.