HISTOIRE DU MOYEU AGE. 16.
M° 16 .
Italie et Allemagne. — r. Histoire des Etats dTtalie, et leursrapports avec l'Allemagne depuis la mort de Frédéric U.—-' 2 . Progrès des républiques maritimes. — 3. Translationdu sainl-siege à Avignon. Grand schisme d y Occident. Con-ciles de Constance et de Bâle. — 4* Maisons souverainesd'Italie, — 5. République de Toscane. — 6. Rivalité de Ve-ntse et de Gênes .— q. Maison d’Aragon. — 8. Traités de Lodi.
i . Histoire des Etats d’Italie, etc. — Guelfes et Gibelinsdans l’Italie septentrionale. Pendant le grand interrègneallemand (i25o-i273), la querelle des Guelfes et des Gibelins,changeant pour la seconde fois d’objet, ne fut plus qu’une lutteentre le6 nobles et les plébéiens. Après des cruautés sans nom-bre, Hccelin III le Féroce (Ezzelino da Romano ), podestat deVenise et chef du parti Gibelin, périt ( 1259 ) dans une croisadepvêchée contre lui par te pape Alexandre IV, et les dépouilles dela maison de Romano passèrent à celles d’Este, délia Scala,délia Torre, etc. Les Torriani furent dépossédés de Milan parl’archevêque Otton Visconti, qui, proclamé seigneur perpétuel ,fonda la grandeur héréditaire de sa famille.
Ce fut à cette époque que Florence sortit de son obscurité.Le parti gibelin (aristocratique) triompha jusqu’à Lan 125o.,époque où le parti guelfe (populaire) s’empara du pouvoir parl’adresse de Sylvestre de Médicis, chef d’une maison naguèreignorée. D’autres villes adoptèrent une constitution démocra-tique (i25o-i253). Les Gibelins rentrèrent deux ans après dansFlorence par le secours de M.ainfroi; niais ils en furent chassésde nouveau par les Guelfes , alliés du nouveau roi de Sicile ,Charles d’Anjou ( 1267 ).
Etablissement et domination de la première maison d’An-jou jusqu'à la paix avec l’Aragon (i266-i3o2). L’usurpateurMainfroi régnait sur les Deux-Siciles. Urbain IV les offrit àLouis IX pour un des fils de France. Le saint roi les refusa parun principe d'équité; mais Charles, comte de Provence et ducd’Anjou, son frère, moins délicat, no craignit pas d’acceptercette offre pour lui-même, et, merveilleusement secondé par safoiome Bbatrix, il gagna là bataille do Béuévent, où périt Main-