470 HISTOIRE DU MOYEN AGE. 21.
ottomane. Bajazet I er , fils d’Amurat, battit les chevaliers fran*çais Nicupolis ( 1396 ), et c’en était fait de Constantinople, oùrégnait Manuel II, successeur de Jean Paléologue, sans l’appari-tion soudaine de Tamerlan ( 1402 ). Appelé par Manuel, le fa-rouche conquérant attaqua Bajazet, qui, défait etprisàla batailled’Ancyre (p. 4^5), mourut en captivité dans une cage de fer.Les divisions des fils de Bajazet laissèrent aux Grecs un peu derepos; mais après le règne de Mahomet I er , ils virent arriverdevant les murs de Constantinople ( 1422 ), Amurat II, qui lesquitta pour aller combattre les Hongrois armés en faveur deByzance. Jean Hunyad, wayvode de Transylvanie, le força àsigner une trêve de dix ans ; mais les Chrétiens rompirent la paixl'année même qu’elle avait été faite. Amurat remporta la san-glante victoire de Varna (i 444)- Ses progrès ultérieurs furentarrêtés par George Scandcrbeg, prince des Albanais, qui sedéfendit avec succès contre toute la puissance ottomane (l 44 ?~1 45Constantin XII Dragascs était monté sur le trône byzan-tin. Mahomet II, fils d’Amurat 11, assiégea Constantinople, laprit après 4y jours de résistance, et le dernier Constantin péritglorieusement sur la brèche (i453).
3. Situation et puissance respective des Etats musulmanset des Etats chrétiens, etc. La chute de Constantinople jetal’épouvante parmi les nations chrétiennes, naguère indiffé-rentes à son sort, ou trop lentes h la secourir. Le pape Nico-as V , au congrès de Lodi (i j54) 9 Pie II* dans le concile deMantoue ( 14 ^ 9 ) 9 élevèrent une voix éloquente en faveur de lafoi et de la civilisation qui périssaient en Orient. Quelques âmesgénéreuses répondirent aux vœux «le ces deux grands pontifes;mais la froide politique glaça le cœur des princes, et l’Occidentapprit sans pitié les funérailles de la Grèce.
Mais l’Occident devait bientôt trembler â son tour. Si l’Es-pagne avait réduit le mahométisme à la ville de Grenade, dont< lle devait bientôt l’expulser, lorient de l’Europe était ouvert;’i l’invasion musulmane. Cette race jeune, hardie, fanatique,se trouvait en présence d’Etats épuisés par les guerres étran-gères ou civiles; la foi mahométone avait repris à cette époque savigueur primitive, tandis que la foi chrétienne était obscurciepar la politique, ou ébranlée par l’hére'sie. Mais heureusement il14.