HISTOIUE DU MOYEN AGE. 21 . 22 . 471
»e trouva près des Barbares asiatiques un peuple, les Hongroisqui conservait encore l’héroïsme barbare do son origine, elqui j en amortissant les premiers coups de la puissance ottomane,donna aux nations placées derrière lui , le temps de se remettreet de se préparer h une lutte dont elles devaient sortir victo-rieuses après un siècle d’efforts et de revers.
M° SS.
A r o lions sommaires sur Les arts , les Lettres , les sciences , lecommerce , en Europe , depuis Charlemagne jusqu'à la prisede Constantinople .
Des lettres jusqu’au 14 e siecle. Depuis Chavlemagne jusqu’àla fin du 11 e siècle, l’Europe resta plongée dans la barbarie laplus profonde ; mais l’activité que les croisades avaient mise dansles espiits, se porta naturellement sur les lettres, les sciences etles arts. On dut h la générosité des rois, des prélats et des abbés,un grand nombre d’écoles.
L’ensemble des éludes réunissait les sept arts libéraux , divi-sés en deux parties : i° le trivium , qui comprenait la grammaire,la dialectique et la rhétorique; 2° le quadrivium , qui embras-sait la musique (chant d’égl : se), l'arithmétique , la géométrie etl’astronomie (astrologie). Les vaines recherches des alchimistesdonnèrent naissance à la physique et à la chimie, rangées parmiles sciences occultes. I.a théologie, le droit canon, ainsi que lamédecine, avaient des écoles particulières.
Outre ces écoles , la plupart ecclésiastiques , il en existaitd’autres séculières, parmi lesquelles on distinguait les universitésde Saierne, de Paris, d’Oxford, de Bologne , de Montpellier, deSalamanque, de Toulouse, de Naples, de Vienne, de Cnm-biidge, d’Upsal, de Lisbonne ou de Coïmbre, d’Orléans, etc.
On peut réduire h quatre les principales langues du moyenâge, dont les divers dialectes sont aujourd’hui parlés en Eu-rope. Ces langues sont : 1 0 la langue grecque , inconnue h l’Occi-dent, et qui, dès le 11 e siècle, dégénérait,dans les provinces, enlangue romaïque ou grec moderne ; 2° Ja langue slave , d’où dé-rivent le russe, le polonais, le bohémien, etc., encore informesdans le moyen âge ; 3 ° la langue teutonique , d’où viennent l’al-lemand, le flamand, l’anglais, le danois, le suédois, l’islandais;