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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HlSTOIhE MODEUNE. 31.

ses regards. Les Suisses lui disputant le passage, il gagna «ut euxla bataille de Martgnan, qui dura deux jours, et que Trmdce, cé-lèbre capitaine, appela un combat de géants. François y acquit laréputation du plus vaillant prince de l’Europe ; il passa la nuit surun a 11 Yit de canon, à cinquante pas d’un bataillon ennemi; Bayardl’arma chevalier (i5i5). Cette victoire lui valut le Milanais, pourlequel il pensionna Maximilien Sforce(Sforza); et les Suisses signè-rent un traité d’alliance auquel ils ont toujours été fidèles.Tout favo-risait François, lorsque la mort de Ferdinand et de Maximilienlui donna un puissant rival dans Charles , leur héritier commun,qui réunit l’Espagne, l’Autriche et les Pays-Bas. François I erlui disputa vainement la couronne impériale à la diète deFrancfort : Charles-Quint l’emporta ( 1 5 1 q) , et dès lors la guerrefut allumée entre les deux maisons rivales de France etd’Autriche.

De François I er , et de Cuarles-Quiht depuis sot» élévationa l'empire, jusqu’au traité de Madrid (i5i9-i5'j6). Fran-çois I er espérait obtenir de Ilenri VIII, dans l’entrevue du campou champ du drap d’or , près d’Ardres, un traité d’alliance contrele nouvel empeveur; mais Charles-Quint déjoua ses efforts, etparvint même h concilier le roi d’Angleterre. Léon X pritaussi parti conlre h'* roi de France^ et toute l’Italie imila le pon-tife. François I ei avait pour lui les Suisses et les Vénitiens. LesImpériaux envahirent la France; mais ils furent repoussés deMézières par le Chevalier sans peur et sans reproche , Bayard,qui se distingua, sous Lautrec, à l’a flaire de la Bicoque, dans lapremière expédition d’Italie (i5?.îî). Les Suisses, faute d’êtrepayés, abandonnèrent alors Lautrec, et le Milanais fut perdit,ï.a France perdit encore le connétable de Bourbon, qui, persé*cuté par la reine-mère pour avoir refusé sa main, alla commanderles Impériaux en Italie. La seconde expédition ne fut pas plu*heureuse. L’amiral Bonnivet, créature de la reine-mère, fut ohiigide lever le siège de Milan ; le connétable de Bourbon et Lannoy,vice-roi de Naples, le suivirent de près pour l’attaquer au passagede la Sessia. Abandonne des Suisses, et blessé dangereusementh Fîebec, il laissa le commandement à Bayard, qui périt dans laretraite, sous les yeux du traître connétable. Le vainqueur, quirêvait déjà la conquête de la Provence , courut assiéger Marseille,