HISTOIRE MODERNE. 51. 5i3
Charles-Quint à scs ennemis (l’Occident. La mort de FrançoisS force (Sforza) reporta les regards du roi de France sur le Mila-nais ; l’empereur, vainqueur des Infidèles, fit une tentative d’in-vasion sur les Etats de son rival ; elle n’eut point de succès, et latrêve de Nice suspendit les hostilités (i538).
Fendant la trêve, les Gantois se révoltèrent contre Charles-Quint au sujet d’un impôt. L’empereur demanda et obtint lepassage par Paris. François I r respecta sa confiance avec cetteloyauté qui le caractérisait ; Charles le paya mal de sa généro-sité. Il lui avait promis pour son second fils l'investiture du Mi-lanais; mais lorsqu’il eut châtié les rebelles, il ne se souvint plusde sa promesse, et les hostilités reprirent avec plus de fureur quejamais. François I er s’unît avec 'Soliman II, Charles avecHenri VIH. Le comte d’Enghien gagna la célèbre bataille de Ce-risoles (i544)5 tandis que la flotte française, combinée avec celledes Turks, bombardait Nice; de son côté, l’empereur envahit laF rance par la Champagne, et le roi d’Angleterre par Calais ; maisla disette força le premier h conclure le traité de Crespy enLaonnais (v544)» second continua la guerre, et, n’ayantpu s'emparer que de Boulogne , il traita avec François I er(i546). Les deux monarques moururent peu de temps après
(.547).
De la France, de l’Espagïijs et de l’Italie depuis la mortde François I er jusqu’au traité de Cateau-Cambrésis ( 1547)i 5Ô9). Henri II succéda h François i or , son père. Il renouvela laguerre contre Charles-Quint, h la sollicitation des princes pro-testants d’Allemagne, et s’empara des villes impériales de Metz,Tout et Verdun, connues sous le nom des Trais-Evécliés (i552).L’empereur assiégea vainement Metz, défendue par François deLorraine, duc de Guise, détruisit par vengeance Térouanne, etse fit vaincre à llentipar Henri II (i554). Dès lors, soit satiété,soit politique (1555-1556), il se dépouilla de ses royaumes et de1 empire en faveur de Philippe II, son fils, et de Ferdinand I er ,son frere, pour se retirer dans un monastère de l’Estramadure,celui de Saint-Just, où se termina son étonnante carrière (i558).
Après sa mort^ une ligue s’organisa contre Philippe II entreHenri II et le pape Paul IV. Une armée française fut conduiteen Italie par le duc de Guise, qui s’y soutint malgré .Pins «fit-