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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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HISTOIRE MODERNE. 52. 5i 5

aux protestants le libre exercice de leur culte jusqu’au prochainconcile.

3. L’électeur Maurice be Saxe ; premières luttes de laRéforme jusqu’à la paix d’Augsbourg (i5/j7-i555). Apres biendes altercationsles protestants acceptèrent la ville de Trentepour ce concile ; il s’ouvrit l’an i54$; mais dès ses premiers de-crets, il fut récuse par les Luthériens, qui y voyaient la ruinede la Reforme. Charles-Quint, considérant ce refus comme unerévolte, leur déclara la guerre, et avec les secours du jeune Mau-rice, les battit à Mulhberg^ où ils perdirent Frédéric de Saxeet Philippe de Hesse (i547)*

Frédéric fut déposé, et son électorat passa à Maurice, dontCharles-Quint paya ainsi les secours et la défection. Philippe deHesse , beau-père du prince infidèle , se soumit et fut retenuprisonnier. L’empereur, voyant ses ennemis terrassés, proposaun intérim conciliatoire, qui ne concilia rien (i5:j8). Tout àcoup Maurice, jetant le masque, devint Le plus ardent ennemide Charles-Quint. Chargé par son protecteur de prendre Magde-bourg, il s’acquitta de cette mission (i55i); mais il s’allia bien-tôt avec les assiégés, conclut avec Henri II, roi de France, letraité secret de Friedwald, souleva toute l’Allemagne, et tandisque les Français prenaient Toul, Metz et Verdun, il faillits’emparer de l’empereur h Inspruck, où la goutte le retenait.Charles-Quint se rendit ù Villacli en Carinthie, Maurice à Pas-sau, et c’est là que fut conclue la célèbre transaction de PassauCi 552), qui accordait, jusqu’il la diète prochaine, une entière li-berté de conscience aux protestants. Un an après, la mort dé-livra l’empereur de son redoutable adversaire; mais, malheureuxdans la guerre de France, il fut forcé d’adhérer, l’an r555 , ùPacte de paix perpétuelle et- de tolérance réciproque, rédigé parla diète d’Augsbourg.

APPENDICE.

Celte année, meme, Charles-Quint céda à Philippe II, son fils,les Pays-Bas et le comté de Bourgogne, et l’année suivante, api esavoir abdiqué toutes ses couronnes, il se retira au monastèrede Saint-Just, où il mourut l’an i55S. Son frère Ferdinand l eilui succéda sur le trône impérial. Ce pvinco, zélé catholique,