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laie, qu’il convertit en duché héréditaire sous la suzeraineté de'la Pologne. Luther consomma sa rupture avec l’Église romaine,en épousant une religieuse, Catherine JBoren.
Bientôt (i 525) des fanatiques, tels que Thomas Muneeret Nicolas Storck, pav une extension forcée du livre de Lu-ther sur la liberté chrétienne, prêchèrent l’égalité absolue,la communauté des biens et des femmes, la destruction detoute autorité civile et religieuse; un nouveau baptême étaitimposé à tous les membres de la secte; de là leur nom Ana-baptistes ou rebaptisés. Les paysans de la Souabe, de la Thu-ringe, de la Eranconie, de l’Alsace, portèrent partout, au nomde cette doctrine, le carnage et l’incendie. La noblesse, com-mandée par l’électeur de Saxe et d’autres princes, les battit àFrankenhausen et en lit- un effroyable massacre. Les Anabap-tistes se maintinrent dans plusieurs principautés d’Allemagne,entre autres à Munster. Jean Bockold, compagnon tailleur deLeyde , s’y fit proclamer prophète, puis roi de Sion , et si-gnala son étrange royauté par des crimes , des débauches etdes meurtres, jusqu'à l’an i535, où il fut tué dans la prise de laville.
2. Alliance des protestants du nord de l’Allemagne(io29-i53o). Cependant, une ligue catholique s’était formée àRatisbonne ; pour la contrebalancer, les princes et les Etatsluthériens se confédérèrent à Torgau, sous les auspices du land-grave de Hesse. L’an î 520 , la diète de Spire proscrivit l’anabap-tisme, et toléra le luthéranisme, avec défense de le propager.Cinq princes et les députés de quatorze villes impériales protes-tèrent contre cette défense , et c’est de là qu’est venu le nom deprotestants ) qui, d’abord particulier aux Luthériens, s’appliqua*ensuite aux autres sectes de la Réforme. Dans la diète tenue àAugsbourg (i53o), les protestants présentèrent leur professionde foi, connue sous le nom de conjèssion d’Augsbourg ; maisCharles-Quint la rejeta, et fit élire son frère Ferdinand roi desRomains (i53i). Les princes luthériens formèrent alors la liguede Smalkalde, contre la ligue des catholiques; elles allaient envenir aux mains, lorsque le sultan Soliman II les réconciliamaigre elles, en inondant la Hongrie et l’Autriche de trois centmille combattants. La diète de Nuremberg (t 53-2) accorda