HISTOIRE MODERNE. o7. 533
4 . Révolte et union des provinces septent-iuonales ; le•-■prince d’Ouange. Le duc d’Albc , rappelé li la suite de cet événe-ment, eutpour successeur Louis de Requesens, grand-commandeurde Castille , dont la modération promettait des succès h l’Espagne,-mais que la mort vint surprendre au milieu de sa carrière de paci-fication (1576). Dans la pacification de Gand, les provinces dunord et du midi se promirent secours contre les Espagnols. DonJuan d’Autriche, (ils naturel de Charles-Quint, envoyé pour suc-céder à Requesens, confirma le traité de Gand par Y édit perpé-tuel ^ la jalousie des seigneurs brabançons contre Guillaume luifut favorable ; mais il mourut l'an r5^3. Alexandre Farnèse,prince de Parme , remporta d’éclatantcs victoires , sans pouvoirarrêter l'enthousiasme hollandais, et Pan 1^79? par les soins duprince d’Orange, les seplprovinces de Hollande, Zélande, Utrecht,Gueidre, Groningue, Frise et Ovcr-Yssel contractèrent Vuniond'Utrecht, par laquelle elles se constituaient en république in-dépendante.
5. Rivalité de Philippe II et d'Elisabeth d’Angleterre,La tête de Guillaume fut mise h prix (i58o). Ce prince, par poli-tique 5 fit déférer la couronne des Pays-Bas h François d’Anjou ,frère du roi de France, Henri III. François n’eut que peu desuccès, et même il quitta la partie dès Vannée i583. Guillaume,de son côté, soignait les intérêts de son ambition, et il était surle point d’être déclaré comte de Hollande, quand il fut assassiné.Son second fils, Maurice, fut promu au stathoudérat, sous laprotection armée de I eiccstcv, favori de la reine d’Angleterre Eli-sabeth , qui prit le titre et le rang de gouverneur-général (i585) :c’était une espèce d’usurpation. Philippe II reçut à son tour, dupape, la souveraineté de l’Angleterre; Y invincible armada ouflotte invincible du roi d’Espagne, destinées conquérir cette île,fut entièrement détruite l’an t 588. Les Pays-Bas, appuyés parElisabeth et par Henri IV, poursuivirent leurs succès. Philippe lesdonna pour dot illusoire à sa fille Claire-Eugénie, qui épousal’archiduc Albert d’Autriche ; Albert ,et les Espagnols,, sous laconduite de Spinola, combattirent avec des succès divers, qui,Van 1609, amenèrent une trêve de douze ans. Maurice, irrité decette paix, fil; périr juridiquement le grand-pensionnaire Barne-velt, qui l’avait conseillée (i(»K)). Ce meurtre anéantit les espe-