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développées à pari, pour qu’elles ne perdent rien de leur valent.
Amplification oratoire. On insiste sur une preuve en laprésentant de plusieurs manières, pour en faire sentir tout lepoids et en tirer tout l’avantage possible ; c’est ce qu’on appelleamplification oratoire* Ainsi l’amplification oratoire est unemanière forte d’appuyer sur ce qu’on a dit, et d’arriver parl’émotion des esprits à la persuasion. Elle ne consiste donc pasa noyer une pensée dans un torrent de mots inutiles. Son butest de faire ressortir toute la force d’une pensée, d’une preuve,en l’environuaut de tous les détails qui peuvent la vendre pourainsi dire palpable.
Qualités d’une bonne amplification oratoire, l.a meil-leure amplification oratoire est (donc) celle qui contient, non pasle plus de mots, mais le plus de choses, et dans laquelLe lesdéveloppements présentent, non pas une suite de pensées éga-les, mais une gradation toujours croissante d’idées. A me-sure qu’on amplifie, Le discours doit croître en valeur, c’est-à-dire devenir plus clair, plus animé, plus fort, plus énergique.Tout ce qui est inutile ou superflu doit être soigneusement re-jeté ; car rien n’est plus odieux que la stérile abondance de cesamplifications sottement verbeuses, qui ne font que répéterd’une manière fade les mêmes choses’en termes différents.
ÏV 0 24.
De la réfutation.
Delà réfutation. La réfutation est la partie du discours où1*orateur répond aux objections de son adversaire, et détruitles preuves sur lesquelles il a basé sa cause.
La réfutation se place tantôt avant, tanlôt après la confirma-tion; quelquefois elles marchent de front, pour ainsi dire; et àmesure qu’on fait valoir ses raisons, on renverse celles de l’ad-versaire. Cela dépend des matières que l’on traite ou des cir-constances dans lesquelles on parle.
Différentes manières de réfuter. Il y a deux manièresprincipales de réfuter : en effet, tout discours Se compose deprincipes et de faits; on peut donc : i° attaquer les principesdes preuves ou les conséquences tirées de ces principes; 2° nierles faits avancés par l’adversaire, ou , s’ils ne peuvent être niés ?invoquer contre lui le droit,