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tempéré, sont au nombre de quatre, savoir: la richesse , la Jinesse ,
la délicatesse et la grâce.
Richesse. 1 a richesse du style, c’est l’abondance jointe àl’éclat; on la reconnaît à l’affluence ménagée de pensées bril-lantes, d’images vives, de tours harmonieux, etc. Telle est celtedescription d’un effet de soleil :
L’astre roi se couchait calme, à l’abri du vent :
La mer réfléchissait ce globe d’or vivant,
Ce monde , âme et flambeau du notre ;
Et dans le ciel rougeâtre , et dans les flots vermeils,
Comme deux rois amis , on voyait deux soleils
Venir au-devant l’un de l’autre. (U. Hugo.')
Finesse. La Jinesse consiste à n’exprimer qu’une partie de sapensée, pourvu que le reste se devine aisément :
Elisabeth demandait à un ministre ce qui s'était passé auconseil : Quatre heures , Madame.
D klicates.se. La délicatesse est la finesse du sentiment,comme la finesse est la délicatesse de l’esprit .*
Marie-Antoinette demandait à un homme qu’elle voyait pourla première fois , s’il croyait, comme on le disait, que la prin-cesse de Lamballe fut la plus belle personne du monde. Il luirépondit : Madame,je le croy ais hier.
Grâce. La grâce du style consiste dans l’aisance , la souplesseet l’agréable variété de ses mouvements; c’est la réunion dumoelleux et du piquant. Telle est la peinture du repos de Henri IV:
Les folâtres Plaisirsdans le sein du repos,
Les Amours enfantins désarmaient ce héros ;
L’un tenait sa cuirasse encor de sang trempée ;
L’autre avait détaché sa redoutable épée,
Et riait, en tenant dans ses débiles mains ,
Ce fer,l’appnidu trône et l’eflroi des huma ins. ( Vol t.^Hennade.)
3° Style sublime.
Style sublime. Le sty le sublime est celui oii la grandeur despensées, des images, des sentiments , répond par la justesse del’expression à la grandeur du sujet. Ce genre de style ne con-vient donc qu’aux sujets élevés , dramatiques et pathétiques.
Le style sublime est celui de la poésie, de l’histoire et de laphilosophie, quand clics s’occupent de ce qu'il y a de plus