LITTÉRATURE. 4$. u3
Lactance, son disciple, surnommé le Cicéron chrétien , auteurde plusieurs ouviages, entre autres les Institutions divines , expo-sition du christianisme plus juste et plus complète que toutesses devancières, et qui se distingue par la pureté et l’élégancepresque classique du style, par la vigueur des raisonnements,l’adresse de la polémique et la clarté de la pensée.
S. Cÿprièn, de Carthage ( 3 e siècle), auteur d’un Traité de lavanité des idoles , d’un T'aiiè de Vaumône , etc., qui se distin-guent par une éloquence mâle, francité et simple, un peu âprequelquefois, comme celle de Tortullien qu’il appelait son maître.
II. Pères dogmatiques. Les principaux Pères dogmatiques sont :
S. Hilaire, évêque de Poitiers (270-370) , surnommé le Rhônede l'éloquence latine , auteur d’un Traité sur la Trinité , endouze livres. Son style manque de clarté et d’élégance , mais il estsouvent énergique, impétueux comme le fleuve auquel S. Jé-rome l’a comparé.
S. Ambroise, archevêque de Milan (340-397) , auteur de livressur les Ecritures saintes (Hexaêmèron^ Bénédictions des pa-triarches , etc.) ; d’œuvres morales et théologiques ( Traité desoffices , les Avantages de la mort , etc.), et d’oraisons funèbres(de Satire , de Valentinien , de Théodose , etc.). S. Ambroiseest le Fénelon de l’Eglise latine. 11 est fleuri, doux, abondant,à quelques défauts près qui tiennent à son siècle.
S. Jérome, deDalmalie (329-420), auteur delà traduction dela Bible appelée la Vulgate , des Vies des Pères du désert , deLettres , où respire tout l’enthousiasme de la vertu chré-tienne, etc.
S. AtJcusTitf, de Madaure en Afrique ( 354 * 43 °) •> évêque d’Hip-pone, et auteur de nombreux ouvrages, dont les pLus célèbressont la Cité de Dieu et les Confessions. On 11e retrouve pas, ditM. Villemain, dans l’évêque d’Hippone ce beau langage, cesgrâces éloquentes de l’Asie chrétienne; mais son âme est iné-puisable en émotiotis neuves et pénétrantes. Il avait surtout ledon dès larmes. Cette tendre vivacité d’âme ivvit jusqu’au milieudes épines de la philosophie et de la théologie. Moins élevé,moins brillant, moins pur que les Basile et les Chrysostome, il aquelque chose de plus vaste, de plus pénétrant, de plus profond;il est moins éloquent, mais plus évangélique, car il parle davan-tage au cœur de l'homme.
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