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style énergique et concis ; et Pierre Charron (i5ji-i6o3) , dontle Livre de la Sagesse a quelque célébrité, mais qui vaut moinsque son Livre des trois V émés,oùl’on trouve des pages éloquentes.r Vroisieme époque , ou époque du premier essor de Véloquencesacrée (première moitié du 17 e siècle).
I. Eloquence profane. Au milieu du mouvement général dela littérature , l’éloquence du barreau lit peu de progrès ; le pé-dantisme, l’affectation continuèrent de régner au palais. Parmiles avocats, on distingue :
Servin et Omer Talon ( 1 5q5-iG 5^), avocate-généraux, qui lespremiers donnèrent l’exemple d’une éloquence simple et grave.
Anto^e Lemaître (i6o8-i658), auteur de Plaidoyers ouDiscours , où Ton trouve, dit d’Aguesseau, des traits qui fontregretter que l’éloquence de l’auteur n’ait pas eu la hardiesse demarcher seule et sans ce nombreux cortège d’orateurs , d'histo-riens et de Pères de l’Eglise , qu’elle mène toujours à sa suite.
Patru ( 1606-J 681 ) , surnommé le Quintilien français ,et qui a deviné, sinon le mouvement, du moins le style de l’é-loquence judiciaire; sa diction est plus pure , plus sonore quecelle de ses devanciers; mais, comme eux, il prenait encore Lagrand’chambre pour le Forum des Latins ou l’Agora des Grecs.
La Fronde ouvrit dans le parlement de Paris un vaste champà l’éloquence politique ; mais il demeura stérile ; les discours desmagistrats, recueillis dans les mémoires du temps, sont lourds,diffus et fort ennuyeux. Il faut faire exception en faveur du car-dinal De Retz; il avait un style vif, entraînant, et il s’éle\aparfois aux plus beaux mouvements de l'éloquence. On doitciter aussi le cardinal de Richelieu, qui, n’élant encorequ’évéque de Luçon, prononça desdiscouis rema<quables auxEtals-Généraux, où il siégeait, en 161 5 , comme orateur du clet gé.
IJ. Eloquence sacrée. La réforme introduite dans la poésie parMalherbe, se fit sentir dans l’éloquence sacrée, qui nous offre déjàdes noms assez célèbres :
Desmares (1669), qui eut dans son temps beaucoup de vogue.Boileau a dit de lui :
Desmares dans Saint-Roch n’aurait pas mieux prêché.
Jean de Lingendes (i 595 -r 6 C 5 ), évêque deMâcon, auteur deplusieurs Oraisons funèbres , entre autres celle de Victor-