i5a PHILOSOPHIE. 12. 13.
Le produit peut être tacite : énoncé par la parole, il prend lenom de proposition. La proposition est affirmative, la terre estronde , ou négat’ve, la terre n’est pas immobile ; mais le juge-ment est toujours affirmatif ; dans le premier cas, il l'est delàconvenance entre terre et rondeur ; dans le second, de la dis-convenance entre terre et immobilité.
Sous un point de vue plus général, la proposition est suhstan-tive , lorsqu’elle n’indique que l’existence : Dieu est ; — attt'i-bative , lorsqu’elle énonce quelqu’un des attributs du sujet;Dieu est bon.
2 . Dû raisonnement. Le raisonnement est une faculté parlaquelle l’esprit tire un jugement d’un autre.
Le mot de raisonnement s’applique, comme celui de jugement,à trois choses distinctes : la faculté de l'âme, l’acte de cette fa-culté et leproduit de cet acte.
Ce produit peut revêtir une foule de formes différentes ; maisla faculté de raisonner n’agit que de deux manières : i ° en des-cendant du général au particulier ou du principe à la consé-quence; 2 ° en remontant du particulier au général ou de laconséquence au principe. En voici des exemples.
Soit celte proposition : le vice est odieux. L’attribut odieuxconvient à tous les éléments partiels dont se compose l’idée to-tale de vice, tels que la colère, L’orgueil, le mensonge, etc. Ainsil’on peut dire : le vice est odieux , donc la colère est odieuse ,l'orgueil est odieux , le mensonge est odieux , etc. : ici l’onraisonne du général au particulier.
Soit cette autre proposition : le mensonge est odieux. L’altri-but odieux, qui convient au terme particulier mensonge , doitaussi convenir au terme général dont il n’est qu’un élément, etl’on peut dire : le mensonge est odieux , donc le vice est odieux :ici l’on raisonne du particulier au général.
13 .
i. De l'abstraction. — 2 . De la généralisation.
i. De l’abstraction. abstraction est une faculté parlaquelle l’esprit sépare de leur substance ou les unes des autresles qualités qui, dans la nature, ne sauraient subsister isolé-