PHILOSOPHIE. 11. 12. *5i
nuance correspond' h telle profondeur, à tel éloignement., à telleligure, et juge, au moyen delà mémoire et de l’induction, queces apparences visibles sont accompagnées de propriétés que letact a précédemment perçues sous des apparences semblables.Une tour carrée, par exemple, vue d’une certaine distance, nousparaît ronde; deux rangées d’arbres parallèles semblent, dansl'éloignement, se toucher , etc. Cette sensation est vraie et laperception en est dite naturelle ; mais le jugement, avec lamémoire et l’induction, intervient et redresse l’erreur causéepar les apparences. La sensation reste la même; mais la per-ception change et s’appelle acquise.
Ouïe. Par le sens de l'ouïe , l’âme perçoit le son avec toutesses nuances d'intensité , telles que le ton, le timbre, l’articula-tion, qui, parleurs combinaisons, forment la mesure, le rhythme,la mélodie, l’harmonie.
Goûts Par le sens du goût, Pâme perçoit la saveur, avec tousscs degrés et toutes ses nuances.
Odorat. Enfin, par le sens de Podorat, Pâme perçoit l’o-deur, avec tous scs degrés et toutes ses combinaisons.
Dans tes perceptions de l’ouïe, du goût et de Podorat, commedans ccLLes de la vue, le jugement-, avec la mémoire et l’induc-tion, intervient pour nous apprendre qu'à tel phénomène tangi-ble doit correspondra tel son; à tel corps, telle odeur; h telleforme , telle saveur. De plus , les qualités perçues par l’ouïe , legoût et Podorat ne nous font connaître la nature ni du son, nide Podeur, ni de la saveur; tout ce que nous en savons, c’estqu’ils ne sont pas le moi.
N° 13.
i. Vu jugement. — 2 . Du raisonnement .
i. Pu jugement. L e jugement est une faculté par laquellel’esprit affirme un rapp jrt (le - convenance ou de disconvenanccentre deux objets connus. Ainsi tout jugement suppose unecomparaison.
Le mot de jugement s’applique à trois choses distinctes : i° àla faculté de Pâme ; 2 ° a Pacte de cette faculté ; 3° au produit deeut acte.