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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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PHILOSOPHIE. 25 . 1G9

Sortes générales de syllogismes. On distingue deux sor-tes générales de syllogismes, le simple et le conjonctif.

Le syllogisme simple est celui dont le moyen terme est rap-proché du grand terme dans la majeure, et du petit terme dansla mineure , comme dans l’exemple précédent.

Il y a deux espèces de syllogismes simples, les incomplexes etles complexes. Les incomplexes sont ceux dont les termes secomposent d’un seul mot ; les complexes sont ceux dont les ter-messe composent de plusieurs mots.

Le syllogisme conjonctif est celui dont le moyen terme estuni dans la majeure aux deux termes de la conclusion , commedans cet exemple :

Si l’homme est un animal, il est mortel ;

Or l’homme est un animal :

Donc l’homme est mortel.

Le moyen animal est uni, dans la majeure, aux deux termeshomme et mortel de la conclusion.

Règles anciennes du syllogisme. Les règles du syllogisme,«elles qu’on les trouve dans les anciennes logiques , sont au nom-bre de huit ; les voici :

i° Il ne doit y avoir que trois termes dans le syllogisme . Eneflèt, le syllogisme n’a pour but que de montrer la convenanceou l’opposition de deux idées au moyen d’une troisième quisert h les comparer.

2 0 Aucun terme de la conclusion ne peut être pris plus gé-néralement que dans les prémisses . La raison de cette règle estdans le principe qu’on 11e peut rien conclure du particulier augénéral, parce que le plus n’est pas contenu dans le moins.

3 ° Le moyen terme ne peut pas se reproduire dans la con-clusion . En effet, la conclusion 11’étant que l’énoncé de la con-venance ou de l’opposition des deux extrêmes, il est évidentqu’elle ne doit pas contenir la raison de cette convenance ou decette opposition, c’est-à-dire le moyen terme.

4 ° Le moyen terme ne peut être pris deux fois particulière-ment* En effet, pour conclure légitimement que l’attribut de laconclusion convient au sujet, il faut que cet attribut s’appliqueà toute l’étendue du moyen : or le moyen , uni particulièrementau sujet ou à l’attribut, affirme seulement la convenance de ce

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