PHILOSOPHIE. 25.
sujet, ou de cet attribut avec une partie quelconque de son étendue;niais iî n’élablit pas que la partie qui convient au sujet soit cellequi convient à l’attribut; donc il ne saurait constater le rapportde ces deux termes, c’est-à-dire résoudre la question proposée.Ainsi l’on dira bien : Tout homme est mortel; or Pierre esthomme; donc Pierre est mor'lcl; mais si l’on disait : Quelquehomme est grand; or Pierre est homme; donc Pieri'e estgrand ; l’argument, ne vaudrait rien ; car la conclusion, quoiquevraie ou pouvant l’étre, ne serait pas contenue dans les prémisses.
5° On ne peut rien conclure de deux propositions particu-lières» Cette règle dérive de la précédente.
6° On ne peut rien conclui’e de deux propositions négatives .En effet , dans les deux prémisses négatives, le moyen seraitséparé du sujet et de l’attribut de la conclusion. Or, de ce qu’uneidée ne convient ni à l’une ni à l’autre de deux idées, il nes’ensuit pas que les deux idées se conviennent ou ne se con-viennent pas , et par conséquent on ne peut rien conclure.
7 ° On ne peut tirer une conclusion négative de deux propo-sitions affirmatives ; car de ce que les deux ternies de la conclusionsont unis avec un troisième, on ne peut pas prévoir qu’ils soientdesunis entre eux.
8° La conclusion suit toujours la partie la plus faible ;c’est-à-dire que, si l’une des prémisses est négative ou particu-lière', la conclusion sera aussi négative ou parfiruliève. En effet,dans le premier cas, le moyen ternie sera nié du sujet ou de l’at-tribut de la conclusion, et affirmé de l’un ou de l’autre ; il y auradonc opposition entre le sujet et l’attribut; or, cette oppositionse résout et s’exprime par une négation. Dans le deuxième cas ,l’une des prémisses étant générale et l’autre particulière, il s’ensuitque le moyen terme embrasse, dans l’une, toute l’étendue dusujet ou de l’attribut de la conclusion, et dans l’autre, unepartie seulement de cette étendue. Par conséquent, ces deuxtermes ne peuvent pas être pris dans toute leur étendue ; donc laconclusion sera particulière.
Règles modernes dû syllogisme. Les modernes ont sim-plilié la législation du syllogisme, et avec raison; car il n’y a
i. En logique, le négatif et le particulier sont dits plus faiblesque l’affirmatif et le général.