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Nouveau manuel complet et méthodique des aspirants au baccalauréat ès-lettres : rédigé d'après le programme du 14 juillet 1840 / par Em. Lefranc
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i 7 2 PHILOSOPHIE. 25. 2L

4° SoRrrfc*. Le soritc (vtopoç) amas) est une sérié de propo-sillons dans laquelle l’attribut de la première devient le sujet dea seconde, l’attribut de la seconde le sujet de la troisième,et ainsi de suite jusqu’à ce que le sujet de la première se trouveuni h l’attribut de la dernière, dans la conclusion. Ex. :

Les avares sont pleins de désirs ;

Ceux qui sont pleins de désirs manquent de beaucoup de choses;

Ceux qui manquent de beaucoup de choses sont misérables :

Donc les avares sont misérables.

5° Dilemme. Le dilemme ( , deux fois , xa/*£avw, prendre)

est Punion de deux syllogismes opposés dont t'alternative est iné-vitable, et qui mènent à la même conclusion. Un général disaitn une sentinelle avancée qui avait laissé surprendre son camp :

Ou tu étais à ton poste, ou tu n’y étais pas;

Si tu étais à ton poste, tu as agi en traître;

Si tu n’y étais pas, tu as enfreint la discipline :

Donc lu mérites la mort.

6® Exemple. L "exemple est un syllogisme où l’on déduitune proposition d’une autre avec laquelle elle a un rapport deressemblance , OC opposition ou de supériorité ; de là troisespèces d’exemples appelés à pari , à contrario , d fortiori.

A pari. — Dieu pardonna à David à cause de son repentir :donc Dieu pardonnera pareillement à ceux qui se repentiront.

A contrario . — L’oisiveté est la mère de tous les vices : doncle travail en est au contraire le préservatif et le remède.

A fortiori . — Les païens ont su pardonner des injures : donc ,d plus forte raison , un chrétien ne doit pas être implacabledans ses haines.

PJ° 24.

De l 9 utilité de la forme syllogistique.

Vicissitudes de la. forme syllogistique. Si le moyenâge a abusé de la forme syllogistique, depuis, par une réactionextrême, on l’a trop négligée. Car, pour emprunter les parolesrécentes de M. Cousin 1 : « L'art syllogistique est tout au moins« une escrime puissante, qui donne à l’esprit l'habitude de laa précision et de la vigueur , et c’est à cette male école que se sonta fermés nos pères. »

i. Circulaire du 17 juillet 1840.