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devoir par le sacrifice de l’agréable ou de l’utile donne un mériteà l’agent libre, auteur de cet accomplissement ; de même quetout sacrifice du devoir à l’agréable ou à l’utile implique un dé-mérite dans la liberté qui l’a fait.
2. Des peikes et des récompenses. Si la vertu mérite ,elle appelle une récompense; si le vice démérite , il appelle unepeine : il existe une relation nécessaire entre ces deux tenues,'vertu et récompense , et ces deux autres, vice et peine,
La vertu trouve sa récompense dans la triple approbation, etle vice, sa peine dans la triple désapprobation de la conscience,des hommes et de Dieu.
La satisfaction nïorale ou le remords ne nous fait jamais faute :mais les hommes ne sont pas toujours justes; il arrive souventqu’ils appliquent au crime la récompense due à la vertu , et à lavertu la peine due au crime. C’est là ce qu’on appelle le matmoral , dont l’explication se trouve dans notre destinée meme,c’est-à-dire dans la récompense que Dieu réserve aux bons, etdans la peine qu'il réserve aux méchants.
3. De la. sanction de la morale. La peine et la récompense,telle est (donc) la sanction de la morale ; mais cette sanctionn’est definitive que lorsque la mort nous a mis entre les mainsdu juge commun de tous les hommes.
KT° 33.
i. Division des devoirs. —i. Morale individuelle , ou devoirsde L'homme envers lui-même.
1. Division des devoirs. L’homme est une force sensible,intelligente et libre; l’exercice de cette force le met en rapportavec sa personne composée d'un corps et d’une aine, avec despersonnes semblables à la sienne, enfin a\ec une personne su-prême, c’est-h-dtre avec Dieu. De ces rapports naissent des de-voirs dont la science forme la morale spèciale.
La morale spéciale se divise, d’après ces rapports et ces de-voirs, en trois parties ; i° la morale individuelle , ou devoirs del’homme envers lui-même; 2 ° la morale sociale , ou devoirs del’homme envers ses semblables ; 3° la morale religieuse , ou de-voirs de l’homme envers Dieu.
2. Morale individuelle, ou devoirs de l’homme envers