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lui-meme. Les devoirs de l’homme envers lui-même sont relatifs
les uns à son âme , et les autres à son corps.
Les devoirs relatifs à l’âme ont pour objet les trois facultésdont elle est douée, la sensibilité , ^intelligence , et 1 'activitévolontaire et libre.
L’homme est tenu de diriger l’exercice de ces facultés versl’accomplissement de la loi morale. Ainsi, la sensibilité doitêtre conservée pure, pour ne point altérer l’intelligence ou lavolonté ; l’intelligence doit être développée, pour atteindre à lavérité, découvrir l’erreur, parvenir à la connaissance de l’Être -Suprême et se rendre digne de lui ; la volonté "doit être cultivée,pour faire le bien et fuir le mal, pour conserver son empire suri’inlelligence et la sensibilité , enfin pour maintenir l’hommedans sa dignité. Tout ce qui l’affaiblit et le dégrade est con-traire à la loi ; tout ce qui le fortifie et l’élève y est conforme.
Les devoirs relatifs au 'corps ont pour objet la conservationde ses organes. Le corps est le serviteur de l’âme 1 ; en retourdes services qu’elle en reçoit, elle doit veiller à sa conserva-tion , subvenir à ses besoins, le fortifier même. Ainsi, mesurerson travail â sa force, sa nourriture à son estomac, le repos àsa lassitude : tels sont les devoirs de l’homme à l’égard de soncorps.
N° 34.
Morale sociale , ou devoirs de P homme envers ses semblables:
I. Devoirs envers Phomme en général / IL Devoirs envers
VEtat.
Morale sociale, ou devoirs de l’homme envers ses sem-blables , etc. L’homme ne vit point isolé sur la terre; membrede la famille humaine, d’une famille nationale et d’une fa-mille particulière, il a à remplir divers devoirs dont la scienceforme la morale sociale,
I. Devoirs envers l’homme en général. L’humanité estune grande famille dont tous les membres sont frères. De cettefraternité dérive le premier devoir de l’homme envers ses sem-
t. L’homme est une intelligence servie par des organes, a ditM. deBonald.