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Tome premier.
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DU SYSTÈME FIGURÉ. io3

toire sacrée nous annonce, et celle d’une intelligence creée ,finie et unie à un corps que nous apercevons dans l’homme ,et que nous supposons dans la brute , nous ont conduit à la no-tion d’une intelligence créée , finie , qui n’aurait point de corps,et de là à la notion générale de l’esprit. De plus, les propriétésgénérales des êtres , tant spirituels que corporels, étant l’exis-tence , la possibilité, la durée, la substance, Y attribut, etc. ,on a examiné ces propriétés, et on en a formé Yontologie, ouscience de l'être en général. Nous avons donc eu dans un ordrerenversé , d’abord Yontologie, ensuite la science de l’esprit, oula pneumatologie , ou ce qu’on appelle communément métaphy-sique particulière : et cette science s’est distribuée en science deDieu, ou théologie naturelle, qu’il a plu à Dieu de rectifier etde sanctifier par la révélation , d’où religion et théologie propre-ment dite ; d’où par abus , superstition. En doctrine des espritsbien et mal-faisans , ou des anges et des démons ; d’où divina-tion, et la chimère de la magie noire. En science île l ame qu’ona sous-divisée en science de l’âme raisonnable qui conçoit , eten science de l'âme sensitive, qui.se borne aux sensations.

II. Science de l’homme. La distribution de la science del’homme nous est donnée par celle de ses facultés. Les facultésprincipales de l’homme sont Yentendement et la volonté ; l’en—tendement , qu’il faut diriger à la vérité ; la volonté , qu’il fautplier à la vertu : l’un est le but de la logique , l’autre est celuide la morale.

La logique peut se distribuer en art de penser , en art de re-tenir ses pensées et en art de les communiquer.

L’art de penser a autant de branches que l’entendement ad’opérations principales. Mais on distingue dans l’entendementquatre opérations principales, Y appréhension , le jugement, leraisonnement et la méthode. On peut rapporter à Yappréhensionla doctrine des idées ou perceptions ; au jugement , celle des pro-positions ; au raisonnement et à la méthode, celle de Y inductionet delà démonstration. Mais dans la démonstration, ou l’on re-monte de la chose à démontrer aux premiers principes , ou l’ondescend des premiers principes à la chose à démontrer , d’oùnaissent Y analyse et la synthèse.

L’art de retenir a deux branches, la science de la mémoirememe, et la science des supplémens delà mémoire. La mémoireque nous avons considérée d’abord comme une faculté purementpassive, et que nous considérons ici comme une puissance activeque la raison peut perfectionner, est ou naturelle, ou artificielle.La mémoire naturelle est une affection des organes, Y artificielleconsiste dans \a prénotion et dans Y emblème ; la prénotion sans