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Tome premier.
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432
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432 SUR LA CAUSE

je ne dois pas manguerde répéter, en finissant, que si le concoursdes causes accidentelles peut occasioner dans les vents une infi-nité de variations, et altérer même quelquefois l’action du soleilet de la lune jusqu’à la faire méconnaître, l’effet de cette actionn’en doit pas moins suivre par lui-même un ordre invariable etconstant. Approfondir et calculer cet effet est l’unique but au-quel il soit permis d’atteindre pour le présent, et c’est aussi laseule question que j’aie tâché de résoudre.

Cras vel atrd

I\fube polum pater occupalo ,

Vel sole puro ; non tamen irritum

Qyodcumque rétro est e.fficiel.

ANALYSE DE L’OUVRAGE.

La question proposée par l’académie consistait à déterminerTordre et la loi que le vent devrait suivre, si la terre était envi-ronnée de tous côtés par l’Océan; en sorte qu’on pût en touttemps prédire la vitesse et la direction du vent pour chaque en-droit. Pour répondre à cette question, autant que la nature dusujet m’a paru le permettre , j’ai composé cette dissertation, quipeut se diviser en trois parties.

Analyse de la première partie.

Dans cette première partie , je suppose que la terre est unglobe solide dont la surface est parfaitement unie et couverte d’unair fort rare, homogène et sans ressort J qui, dans son premierétat, ait une figure sphérique. Je suppose, de plus, que tous lespoints de ce fluide soient animés par des forces qui soient per-pendiculaires à l’axe , et proportionnelles aux distances de cespoints à l’axe; et non-seulement je détermine la figure que lefluide doit prendre en vertu de ces forces , mais je détermineencore les oscillations que doit faire le fluide pour passer de lafigure sphérique qu’il avait d’abord , à sa nouvelle figure sphé-roïdale : oscillations que personne n’a encore enseigné à cal-culer ( 1 ).

Je résous ensuite le même problème, en supposant que le

(0 Il ne sera peut-être pas inutile (le rapporter ici ce que dit le célèbreKulcr sur un sujet qui a quelque rapport avec celui-ci, dans son excellentTraité ilu flux et reflux de la mer, fait en i;4°- T)uœ sunt res, quœ abso-lutam ac perfectam totius motus ( Océani ), reddunt summopere difficilem,;quarum altéra physicam spécial, alque in ipsdJluidorum naturd consistit ,quorum motus difficulté/- ad. calculum rerocatur, prœcipuè si quœslio sit de

amplissimn Oceano, qui aliis in locis elevetur, aliis veiô deprimatur .

Pins bas il ajoute : Quod quidem ad dijfïcultatem physicam attinet, resline quidem tempore ferè desperata videlur ■■ quanquttm enim ah aliquo