DES YENTS. 433
fluide dont le globe est couvert est homogène et sans élasticité ;mais qu’il est assez dense pour qu’on doive avoir égard à l’attrac-tion mutuelle de ses parties.
Ces problèmes résolus, je détermine aisément les oscillationsque l’air aurait du faire en vertu de la rotation diurne de laterre sur son axe, si la figure de l’air avait d’abord été sphérique :je détermine de même les oscillations que l’air devrait faire envertu de l’action du soleil et de la lune, si ces deux astres étaientl’un et l’autre en repos : il est vrai que, dans le cas où le soleilet la lune seraient supposés immobiles , l’air aurait bientôt prisla figure qu’il devrait avoir en vertu de leur action, s’il n’avaitpas eu cette figure dès le commencement, et qu’ainsi les oscilla-tions dont il s’agit dureraient fort peu , ou même qu’il n’y enaurait peut-être point du tout ; cependant il m’a paru qu’il n’étaitpas inutile de m’appliquer à celte recherche, non-seulementparce qu’il en résulte une théorie curieuse et nouvelle, maisencore parce que cette théorie est appuyée sur des principesdont la plupart me seront nécessaires dans la suite de cet ouvrage.
Analyse de la seconde partie.
Cette seconde partie est destinée à déterminer le mouvementde l’air en vertu de l’action des deux astres, lorsqu’on les sup-pose en mouvement. Pour en venir à bout, je suppose d’abordque la terre est un globe solide couvert d’une couche d’air, soithomogène, soit hétérogène, dont les parties ne puissent se nuireréciproquement dans leurs mouvemens ,et reçoivent par consé-quent de l’action de l’astre tout le mouvement qu’elles peuventen recevoir. Dans cette supposition , je détermine la direction etla vitesse du vent pour chaque endroit, et j’explique, entre autreschoses, comtnent il peut se faire qu’il y ait sous l’équateur unvent d’est continuel. Ensuite, tout le reste demeurant commeauparavant, je change le globe solide en un globe fluide, ou plu-tôt en un globe solide couvert d’un fluide dense et dont les par-ties s’attireijt, comme l’eau de la mer; dans cette supposition,je détermine la vitesse du vent, et je fais voir'qu’elle est fortdiflerente de celle que le veut devrait avoir sur un globe solide.
tempore, lheoria molûs aquarum ingentia sit assecuta incremenla, tamenea polissimiim motum aquarum in vasis et iubis Jluentium respiciunt , nc~que 'vix ullum commodum indè ad motum (Jccani dejiniendum deriraripotest. Quamobrem in hoc negotio aliud quidquam prcestare non licet,nisi ut hypothesibus effingendis, quœ h veritale quhm minime ab/udant,Iota quœstio ad consideraiiones pure geometricas et analyticas reuocetur.Je ne cite ces paroles d’un grand géomètre que pour taire entrevoir en quoiconsiste la difliculte du problème que je me suis propose; la méthode que j’aiemployée pour en trouver la solution, est, si je ne me trompe, generale etnouvelle.