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Tome premier.
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DES VENTS. 435

ait une figure quelconque , pourvu que cette figure soit peu dif-férente d’un cercle; 3°. que chaque partie de l’atmosphère aitreçu, au premier instant de son mouvement, une impulsionquelconque ; 4°' qu’on connaisse l’endroit d’où l’astre commenceà se mouvoir, et le temps depuis lequel il est en mouvement.

REMARQUE.

Dans tout le cours de cet ouvrage , j’ai toujours supposé que lefluide , ou les fluides , soit homogènes, soit hétérogènes, dontle globe terrestre était imaginé couvert, avaient peu de profon-deur par rapport au rayon de la terre , ce qui n’est point con-traire à l’expérience, puisque la hauteur moyenne de l’air n’estque d’un petit nombre de lieues, selon l’estimation commune :et que la hauteur moyenne des eaux de l’Océan est réputée d’en-viron un quart de mille. De plus, cette supposition n’est pointcontraire à ces mots de la question proposée par l’académie,couverte d’un profond océan; car quand on supposerait la hau-teur moyenne de l’Océan, d’une lieue par exemple, l’Océan,quoique très-profond , aurait encore fort peu de hauteur parrapport au rayon de la terre.

Je n’ai presque point eu d’égard au mouvement de l’air, entant qu’il peut résulter de la chaleur produite par le soleil. Eneffet, comme la cause de la chaleur, et la force par laquelle lesoleil échauffe l’air, sont entièrement inconnues , soit dans leurprincipe , soit dans la manière dont elles agissent et dans les effetsqu’elles produisent, il m’a paru qu’on n’en pouvait rien déduirequi servît à faire connaître la vitesse et la direction du vent ,comme l’académie le demande dans son programme. Je me suisdonc borné à déterminer le mouvement de l’air, en tant qu’ilprovient de la seule force du soleil et de la lune, qui agit sur lamer et sur l’atmosphère en attirant leurs parties ; force qneNewton nous a appris à mesurer, quel qu’en soit le principe; etque l’académie semble indiquer comme la principale cause desvents, par ces paroles de son programme : Le mouvement desvents ne serait peut-être déterminé que par ces trois causes ;savoir, le mouvement de la terre; la force de la lune, et l’activitédu soleil. Comme ces trois choses suivent un ordre certain, leseffets qu ellesproduisent doivent aussi subir des changemens dansun ordre semblable. Par ces paroles, il me semble que l’acadé-mie regarde l’action de la lune comme influant sur les vents, dumoins autant que le soleil, quoique l’action delà lune ne puisseéchauffer l’air. De plus, l’académie demande les lois du mouve-ment de l’air en tant qu’il est produit par des causes qui suiventun ordre certain. Or la force du soleil pour échaufïer l’air ne