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Tome premier.
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434
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434 SUR LA CAUSE

Je détermine ensuite la vitesse du vent, en supposant que lesparties de l’air se nuisent réciproquement dans leurs mouvemens,comme elles se nuisent en effet ; et je cherche d’abord la vitesseque doit avoir l’air, en imaginant qu’il soit homogène, et que lasurface du globe terrestre soit solide. Je prouve que la directiondu vent ne doit s’écarter que fort peu du plan vertical variable ,par lequel l’astre passe à chaque instant; et déterminant ensuitela vitesse du vent par le calcul, je trouve que sous l’équateur elledoit avoir d’orient en occident une direction constante.

Je démontre un paradoxe singulier : savoir qu’il y a des casoù le fluide , mû par la force de l’attraction de l’astre, doit s’a-baisser sous cet astre, au lieu de s’élever, comme il sembleraitle devoir faire. Ensuite, résolvant la question d’une manière plusgénérale, je donne les équations pour déterminer la vitesse duvent, sans supposer que sa direction soit toujours dans leVerticalde l’astre; mais ces équations sont si compliquées que, dans lecas même le plus simple, je n’ai pu en déduire que par approxi-mation les principales lois d’où dépend la théorie des vents.

Ensuite je reprends l’hypothèse de la direction du vent dans leplan vertical de l’astre, et je détermine sa vitesse , en supposantque la terre soit un globe solide , couvert, i°. d’un fluide dense ,et dont les parties s’attirent, comme l’eau de la mer, 2°. d’unfluide rare, dont les couches different en densité, comme lamasse d’air qui nous environne.

Analyse de la troisième partie.

Cette partie contient un léger essai sur le mouvement de l’air,en tant que ce mouvement est changé et altéré par des mon-tagnes ou par d’autres obstacles. Je détermine la vitesse du ventsous l’équateur, sous un parallèle, et sous un méridien quel-conque, en supposant que ce vent souffle dans une chaîne demontagnes parallèles, soit que ces montagnes s’étendent jusqu’auhaut de l’atmosphère, ou non, ensuite je donne les équationspar le moyen desquelles on peut déterminer le mouvement duvent, ou les oscillations qu’il devrait faire dans un espace en-toure et fermé de tous côtés par des montagnes. Enfin, j’essaiede donner aussi quelques règles pour déterminer la vitesse duvent, lorsqu’il souffle entre une chaîne de montagnes qui nesont point parallèles, et je termine cette partie par la solution'd’un problème assez curieux, dans lequel je détermine quelledoit être la vitesse du vent, supposé i°. que la terre soit réduiteau plan de l’équateur, ou ce qui revient au même, que l’équa-teur soit couvert de très-hautes montagnes parallèles entre elles ;2°. que l’atmosphère au premier instant de son mouvement