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Tome premier.
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5io RÉFLEXIONS

retarder les progrès de cette opération. C’est même le seulmoyen d’acquérir sur cette matière importante toutes les lu-mières qui nous manquent encore, et que l’expérience seulepeut fournir.

Je dirai plus. Quand l’expérience déposerait enfin, contretoute vraisemblance, que l’inoculation serait inutile ou nui-sible, on n’aurait rien à se reprocher des tentatives qu’on au-rait faites , parce que le succès en était plus probable que ledanger.

Je suis donc bien éloigné de dissuader mes concitoyens d’unepratique dont l’utilité paraît, au moins jusqu’ici , beaucoupmieux constatée que ses inconvéniens. Les objections proposéesdans les deux premières parties de cet écrit, n’attaquent queles mathématiciens qui pourraient trop se presser de réduirecette matière en équations et en formules; mais je crois d’ail-leurs en avoir dit assez pour faire voir, que si les avantages deVinoculation ne sont pas de nature à être appréciés mathéma-tiquement, ils n'en paraissent pas moins réels.

C’est par là que je terminerai ces réflexions , dans lesquellesje ne crois pas que les partisans ni les adversaires de l’inocula-tion m’accusent d’avoir marqué la plus légère partialité ; sesadversaires , puisque j’ai tâché de prouver que les calculs qu’ona faits jusqu’à présent contre eux, n’étaient peut-être pas sufli-sans pour les convaincre ; ses partisans , puisqu’en partant desfaits avancés par eux , et qui ne paraissent pas avoir été solide-ment combattus , j’en conclus que Vinoculation mérite d’êtreencouragée.

Yoilà , ce me semble, le parti que doit prendre le gouverne-ment sur cet important objet. A l’égard des particuliers , j’aitâché de leur présenter la question par toutes les faces , et, aprèsavoir balancé le pour et le contre , de leur exposer les motifs quiparaissent devoir les déterminer ; c’est à eux à voir maintenantce qu’ils ont à faire.

Causa quæ sit, videlis ; nunc quid agendum sit , considerate.

Cic. pro lege Manilid.

extrait du mémoire

Des commissaires de la Faculté de médecine , favorable àl’inoculation.

Les réflexions qu’on vient de lire étaient déjà données à l’im-pression lorsque ce mémoire a paru , après s’être long-temps faitattendre. Sans entrer dans le détail et l’examen de tous les rat-