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Tome deuxième.
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DE REGNIER DESMARAIS. 4 7 5

Sc’l pcccarc è si dolccSe’I non pcccar si neccssario; o troppoloipcrfetta nattiraChc repugni alla legge ;

O troppo dura leggeChc la natura offendi.

« Si l’instinct et la loi, par des effets contraires ,

» Ont egalement attache,

» L'un tant de douceur au péché,

» L’autre des peines si séucres,

» Sans doute, ou la nature est imparfaite en soi ,a> Qui nous donne un penchant fjue condamne la loi ;

» Ou la loi doit passer pour une loi trop dure,

» Qui condamne un penchant que donne la nature . »

Le savant littérateur La Monnaye a traduit ces memes vers du Pastorfulo en "N Cl s latins (jui valent un peu mieux que les vers français deCabbé Regnier , et beaucoup moins que les vers italiens.

Si placitœ dulce est adeo succumhere culpce ,

Et placitœ tamen usque adeo pugnare necesse est,

Praua vel es natura ni mis, contraria legi ,

Vél tu, natures contraria, barbara lex es.

A. l’occasion de ces vers de l’abbé Régnier, nous avons parlé dubonnet de Desbarreaux , et nous avons ose dire qu'il est détestable d’unkout à l’autre. Il suffira , pour le prouver , d’en souligner toutes les ex-pressions ridicules :

Grand Dieu, tes jogemens sont remplis d'équité ,

Toujours tu prends plaisir à nous être propice *

Mais j’ai tant fait de mal, que jamais ta bontéNe peut me pardonner sans choquer ta justice.

Oui, Seigneur, la grandeur de mon iniquitéNe laisse h ton pouvoir que le choix du supplice :

Ton intérêt s’oppose a ma félicité.

Et ta clémence même attend que je périsse .

Contente ton désir, puisqu J i7 t’est glorieux ;

Offense-toi des pleurs qui coule de mes yeux :

Tonne , frappe , il est temps; rends-moi guerre pour guerre.

J’adore en périssant la raison qui t'aigrit :

Mais dessus quel endroit tombera ton tonnerre ,

Qui 11 e soit tout couvert du sang de Jésus-Christ?

d’abbé Régnier, comme nous l’avons dit, réussissait mieux dans lab°ésieitalienne que dans la française. De toutes les pièces qu'il a laitesilïls la première de ces deux langues, nous ne citerons que les vers®^ v ans sur la mort de la duchesse de Montbazon ; ils nous paraissentsimplicité line et élégante , qu’il serait dülicilc de rendre en Iran-,iUs avec toutes ses grâces et sa naïveté :