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ÉLOGE
qui mus ordonne de marcher en nous mettant aux fers, et quinous punit si nous ne marchons pas. <
Mais en proscrivantdesprincipesqui lui paraissaient trop durs,il ne pouvait souffrir qu’on persécutât ceux qui les soutenaient.Soyons à leur égard, disait-il, ce qu’ils ne veulent pas que Dieusoit à l’égard des hommes, pleins de miséricorde et d’indulgence.On lui représentait que les jansénistes étaient ses ennemis décla-rés , et n’oubliaient rien pour décrier sa doctrine et sa personne.C’est une raison de plus , répondait-il, pour les souffrir et leurpardonner (6).
Quoique la sensibilité qui rendait Fénélon si aimable , soitempreinte dans tous ses ouvrages , elle est encore plus profondeet plus pénétrante dans tous ceux qu’il a faits pour le duc deBourgogne. 11 semble qu’en les écrivant il n’ait cessé de se répéterà lui-même : Ce que je vais dire à cet enfant va faire le bonheurou le malheur de vingt millions d’hommes. Ce sentiment respec-table paraît surtout avoir dicté ses Dialogues des Morts. Tousont de la vie et de l’intérêt. Mais ceux qu’il a particulièrementconsacrés à l’instruction de son élève , ont une anergie douce ettendre , que l’importance de l’objet inspire à l’écrivain et lui faittrouver au fond de son cœur. Son pinceau prend même de 1 »force quand il la croit nécessaire. Tel est le caractère de quelque*fables où il peint son disciple à lui-même sous des noms dégui'sés,etoù, couvrantce portraitpeu llalteur du voile de l’apologue *il emploie, pour corriger le prince , ce même amour-propre qu’iléclaire sans révolter (7).
Une autre observation qu’il ne faut pas omettre sur ces e*"cellens ouvrages, c’est que l’auteur y fait beaucoup moins parl® rla religion que la morale naturelle ; non par un principe d’indff'férence pour celte religion dont il était un si digne ministre >mais par le motif le plus sage et le plus louable , celui de rendit's’il le pouvait, ses leçons utiles à tous les jeunes princes de j aterre, en leur parlant un langage qu’ils fussent tous à port ced’entendre ; langage que la nature apprend à tous les cœurs :qui, d’accord avec toutes les religions, est indépendant de c eque les lois de chaque État peuvent y avoir établie. Les se 11 ^leçons ou Fépélon montre le christianisme à son élève , sontDirections pour la conscience d’un roi : mais qu’il y rei’J ^christianisme respectable! quel précieux usage il sait en f* 1 fpour établir les principes de la félicité des peuples , pour é c ^ u rle jeune prince sur l’étendue et la rigueur de ses devoirs* 1 •,
l’effrayer sur les suites affreuses qu’entraînerait sa négl'êff'.^ e tles remplir ; enfin pour lui inspirer l’horreur de la tyran» ^ 1de l’oppression , mais surtout.de la persécution et du fa nu 1
et
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